Yalla Shabab | Seite 26

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Carnet de voyage

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Jour 5: dimanche 23 octobre

Visite d’ institutions qui fonctionnent

Malgré 50 ans d’ occupation qui ont épuisé la Palestine, certaines institutions du pays perdurent grâce aux aides extérieures. Nous visitons ainsi les écoles de Jalboun et la mairie de Jénine, qui sont des institutions fondamentales nous permettant de comprendre comment se structure la société palestinienne.
Les écoles de nos nouveaux amis
Après le petit-déjeuner, le groupe se scinde en deux: nous partons visiter séparément les collèges de filles et de garçons du village. Les filles y retrouvent les Jalbounaises du cours de français avec beaucoup de joie. Elles leur font visiter les salles de classe: les murs y sont tapissés de panneaux et fresques faits par les élèves. Le lieu est très coloré.
De leur côté, les garçons échangent avec le directeur du collège et quelques professeurs. Hani, qui est le professeur de français, sert de traducteur. Ils parlent de la place de l’ arabe dans l’ école française et de la vision de l’ islam en France. Leurs interlocuteurs sont très soucieux de savoir comment nous percevons leur monde depuis la France, car inquiets de le voir déformé. Ils se rendent ensuite dans une classe, celle du dernier niveau d’ étude du collège, la « dixième ». Les élèves sont en cours de théologie. Les échanges se font en français, mais ils sont bien sûr limités. Pour conclure Raphaël et un Palestinien rappent l’ un après l’ autre, chacun dans sa langue. La cour fourmille d’ enfants jouant au foot. Pendant ce temps, les filles ont quitté le collège pour aller visiter l’ école primaire: c’ est ici que les garçons du groupe les retrouvent. C’ est une école mixte, construite grâce à des financements étas-uniens. Nous rentrons et mangeons vite à la Beit car nous avons rendez-vous à 12h30 à la mairie de Jénine.
Visites à Jénine
Les trajets dans le bus d’ Abou Antar sont fantastiques. La musique orientale sort en trombe de la radio et résonne au rythme des claquements de main. Une des chansons, qui s’ appelle « Jeno w neto », passe à chaque trajet. C’ est l’ ostinato du voyage. Une fois arrivés, nous observons que quelques détritus tapissent l’ escalier menant aux locaux municipaux. Les Palestiniens ont un rapport aux déchets différent du nôtre: ici, la majorité des personnes les jettent par terre sans se poser de