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Carnet de voyage
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Jour 4: samedi 22 octobre
On se démultiplie et on accélère
Aujourd’ hui, la répartition en sous-groupe est obligatoire, mais cela se fait de façon fluide. Le groupe est désormais solide. Chacun de nous vit une journée unique, faite d’ une multitude de rencontres et d’ échanges, qu’ il s’ empresse une fois le groupe de nouveau réuni de partager avec les autres.
Trois sous-groupes pour trois expériences uniques
Ce matin, nous nous divisons en sous-groupes pour trois activités différentes: une randonnée proposée par Walid Basha, professeur en microbiologie à l’ Université de Jénin, une visite de la coopérative « Kannaan » de fabrication d’ huile d’ olive, et le projet de fresque sur un des murs de la Beit.
« Un réel moment de partage et de création »
Coopérative‘ Canaan Fair Trade’
Alexis, Jérémie, Louis, Louise, Mehdi, Mériam et Nour se lèvent vers 6 heures pour partir dans les collines environnantes de Jénin. Ils y retrouvent Walid qui, ayant pris connaissance de notre voyage, souhaitait leur faire découvrir la nature de la Palestine. Son combat pour la protection de la biodiversité nous apporte une vision singulière du pays, à mille lieues des enjeux habituels du conflit avec Israël. C’ est un homme fascinant. Cette balade avec lui est courte mais passionnante.
Pour la visite de Canaan, Amar, Kheira, Marouane, Mohammed, Sylvain, Tony, Yves et les Jalbounais( es) partent en bus pour les environs de Burqin, un village à l’ ouest de Jenin. Une employée de la coopérative leur montre les locaux et détaille les étapes de la transformation des olives. La taille des machines à presser est impressionnante. À la fin de la visite, ils ont droit à une petite dégustation de leurs produits, large panel d’ huile d’ olive mais aussi de délicieuses tapenades. Ils partent ensuite pour le centre-ville de Birqin. Ils y visitent une petite église, qui est la troisième plus vieille du monde, et rentrent à Jalboun. Pour la fresque murale, Hélène,
Omar, Raphaël et les garçons du village réfléchissent à un dessin qui serait le plus représentatif du lien qui unit la France et la Palestine. Les couleurs sont projetées sur le mur de la Beit, juste en face de l’ entrée: «... pour signifier de notre amour commun de la rencontre... ». Malgré le manque de moyen, c’ est un réel moment de partage et de création artistique.
Cuisine et décolletés, les chocs culturels
A midi, c’ est repas français. Nous tentons de montrer aux Jalbounais une part de notre quotidien et nous leurs cuisinons donc des pâtes bolognaises. C’ est un échec total. Le plat nous paraît réussi mais aucun des palestiniens ne finit son assiette. Qui aurait cru que le choc culturel se situerait dans des pâtes cuites? Après le repas, le groupe se scinde de nouveau: les filles partent à un mariage dans Jalboun et les garçons vont au collège pour jouer au foot.
Le groupe des filles, après un passage au domicile du marié, part en direction de Jenin en compagnie des Jalbounaises. L’ ambiance du