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Nous sommes invitées chez Saba. La soirée est très sympa et s’ éternise autour d’ un thé et de friandises dans leur beau salon. Nous parlons de tout et de rien: de nos familles, de nos projets... C’ est une grande famille, ils sont 7 enfants, dont 6 filles. La plus petite sœur, qui a 1 mois( et qui est vraiment très mignonne) s’ appelle Iline, ce qui se rapproche du prénom d’ Hélène, ça nous fait rire. Le contact est facilité par les origines algériennes de Kheira et par le fait qu’ elle parle couramment arabe. Saba apprend le français, et ses sœurs ainsi que ses parents ont des notions d’ anglais. Hélène essaye de communiquer avec eux et Kheira assure la traduction quand c’ est trop difficile. L’ ambiance est détendue et agréable, tout est fait pour nous mettre à l’ aise. Nous nous sentons vraiment appartenir à leur famille. Cela restera un des moment les plus marquants et émouvants de notre voyage. Hélène et Kheira- temoignage
Carnet de voyage
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« C’ est un peu comme si on venait dans ta maison, qu’ on te faisait dormir dans le garage et qu’ on te demandait de faire moins de lumière avec ta lampe de poche »
que, en plus de l’ occupation et de la surveillance constante, les colons se sont un jour plaints des chants du muezzin. Trop de bruit. « C’ est un peu comme si on venait dans ta maison, qu’ on te faisait dormir dans le garage et qu’ on te demandait de faire moins de lumière avec ta lampe de poche » métaphorise finement Louis. Jean nous explique que chaque année, les Israéliens de la colonie vident leur purin dans la pente de la colline, tout droit en direction du cimetière de Jalboun. Nous rentrons à la Beit.
« La réalité a même largement dépassé notre fiction. »
Communiquer par le théâtre et la danse.
Après quelques répétitions dans la grande salle, nous jouons aux Palestiniens le spectacle que nous avions préparé en France. Nous y racontons notre rencontre, la préparation du voyage, le trajet, et l’ arrivée en Palestine. La scène s’ avère très drôle car l’ arrivée à l’ aéroport telle que nous l’ avions imaginée pour le spectacle s’ est finalement réellement déroulée, avec la rétention des jeunes aux patronymes arabes. La réalité a même largement dépassé notre fiction. Marouane, Mohammed et Kheira présentent ensuite le petit sketch qu’ ils ont préparé. Nos performances ont l’ air d’ être appréciées.
Après le dîner, la Beit se vide rapidement. Certains ont encore été invités chez des Jalbounais. Yahya et Zaid, deux jalbounais, mettent de la musique et tentent de nous initier au dabké. Cette danse est impressionnante mais complexe à pratiquer: il y a une multitude de contre-temps que les Palestiniens maîtrisent parfaitement.
De notre coté, nous essayons avec difficulté d’ exécuter correctement les pas les plus basiques. La soirée s’ éternise autour du narguilé apporté par Zaid. Nous partageons nos musiques et découvrons avec joie que nous en avons de nombreuses en commun. Quoique nous souhaitions dire, nous trouvions toujours un moyen de communiquer avec les Palestiniens, comme si la barrière de la langue n’ existait plus. Nous nous couchons tard.
Dans l’ intimité d’ une famille
Nous sommes invitées chez Saba. La soirée est très sympa et s’ éternise autour d’ un thé et de friandises dans leur beau salon. Nous parlons de tout et de rien: de nos familles, de nos projets... C’ est une grande famille, ils sont 7 enfants, dont 6 filles. La plus petite sœur, qui a 1 mois( et qui est vraiment très mignonne) s’ appelle Iline, ce qui se rapproche du prénom d’ Hélène, ça nous fait rire. Le contact est facilité par les origines algériennes de Kheira et par le fait qu’ elle parle couramment arabe. Saba apprend le français, et ses sœurs ainsi que ses parents ont des notions d’ anglais. Hélène essaye de communiquer avec eux et Kheira assure la traduction quand c’ est trop difficile. L’ ambiance est détendue et agréable, tout est fait pour nous mettre à l’ aise. Nous nous sentons vraiment appartenir à leur famille. Cela restera un des moment les plus marquants et émouvants de notre voyage. Hélène et Kheira- temoignage