Semaine du féminisme journal | Page 8

La taxe rose Dans des métiers où la plupart des employés sont des hommes, les femmes ont la plupart du temps du mal à se trouver une place et à s’imposer. Entre les remarques sur le fait qu’elles soient des femmes et le sexisme qui règne dans l’atmosphère, difficile de s’intégrer. « 80% des femmes salariées considèrent que, dans le monde du travail, elles sont régulièrement confrontées à des attitudes ou des décisions sexistes » (selon une enquête du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle parue le 24 novembre 2016). Dans ces métiers dits masculins, les femmes subissent le sexisme tous les jours et parfois très violemment. Le mot « sexisme » n’est rentré dans le dictionnaire qu’en 1978 et dans le code du travail en 2015, preuve que la reconnaissance avance à pas de fourmis. Le sexisme ordinaire qui a lieu au travail se manifeste de différentes façons : remarques désobligeantes concernant la tenue ou le physique ; « blagues » irrespectueuses et déplacées (sur les règles et l’humeur…) ; actes peu corrects (regards insistants sur le décolleté…) et encore bien d’autres. Le sexisme ordinaire se base sur des stéréotypes et des représentations collectives. Jeanne, employée dans une entreprise de fabrication de roulements mécaniques, raconte entendre « des remarques dégueulasses » à chaque fois qu’elle croise ses collègues masculins, « J’ai même pas vu la tête de la cheffe, t’as vu comment ça lui moulait ? Tu vas pas me dire qu’elle en a pas envie.», voici ce que rapporte Jeanne, cette phrase ayant été prononcé par l’un de ses collègues concernant le jean de leur cheffe. Mais la différence entre les femmes et les hommes ne se fait pas sentir que dans le lieu de travail, on peut la voir sur les fiches de paies notamment. Les femmes toucheraient 16% de moins qu’un homme pour travail égal selon Eurostat. En 2016, Les Glorieuses dénonce cette inégalité en pointant du doigt la date et l’heure du 7 novembre à 16h34. Date et heure à laquelle les femmes travaillent « bénévolement ». En 2017, les inégalités ce sont creusé, cette date est le 3 novembre à 11h44. En 2018 on remonte petit à petit, la date est le 6 novembre à 15h35. Angelina Velasco « La laisse pas faire, c’est trop lourd pour une femme » « Qu’importe la tête de la chef, « Une femme ça sert à deux choses : à passer moi ce que je préfère c’est la levrette » sous et sur la table, comme ça elle te suce et tu la baises. » 7