RÉGIONS
Imputabilité versus ÉQUITABILITÉ
CAISSES DE L’ ACADIE SERGE DÉSILETS serge. desilets @ acadie. com
Lors de la dernière rencontre réunissant DG et hauts gestionnaires de la Fédération, au début de mai, la dualité « imputabilité vs équitabilité » est ressortie à plusieurs occasions. Il devient difficile de concilier les deux quand les DG n’ ont pratiquement plus de pouvoir de gestion à l’ interne alors que nous sommes tout de même imputables de tous les résultats. Par exemple, la structure organisationnelle de chaque caisse est produite par la direction des Ressources humaines de la Fédération et doit être approuvée par les conseils d’ administration des caisses avec un minimum de marge de manœuvre, mais ce sont ensuite ces mêmes personnes de la Fédération qui ont le pouvoir d’ autorisation. Même chose pour les plans d’ affaire des caisses qui sont, eux aussi, proposés et approuvés par la Fédération par la suite. Le tout étant dorénavant « normé » par l’ Office de stabilisation, on peut vite comprendre que des situations frustrantes, parfois même cocasses, surviennent.
Cette façon de faire soulève aussi des questionnements des DG quand vient le temps de parler d’ équité. Par exemple, la caisse qui a connu la plus forte croissance de son volume d’ affaires parmi toutes les coopératives financières du Mouvement acadien n’ a pas été en mesure de payer le régime d’ intéressement à ses employés … mais ses résultats ont été pris en compte dans le régime d’ intéressement des employés de la Fédération. Difficile pour un DG d’ expliquer, ensuite, la notion d’ équitabilité à son personnel.
En ce qui concerne les notions d’ imputabilité et d’ équitabilité, nous avons toutefois obtenu une oreille très attentive du président du Mouvement des caisses populaires acadiennes, M. Camille Thériault, et nous croyons que des améliorations des processus seront apportées rapidement à la satisfaction de tous.
BON COUP Toutes nos félicitations aux gestionnaires de la Fédération et du CFE qui ont obtenu le compte d’ affaires de l’ Université de Moncton. Il était chez un compétiteur depuis 50 ans. Quoi de plus naturel que cette université francophone, qui a été fondée après de durs labeurs par des Acadiens pour éduquer sa communauté, s’ associe finalement à notre institution? Après tout, 70 % de nos professionnels, dans les caisses de l’ Acadie, sont des diplômés de cette université.
Concertation RÉGIONALE
LANAUDIÈRE FRANÇOIS LÉPINE francois. lepine @ desjardins. com
Les directeurs généraux et dirigeants des caisses de notre région ont convenu ensemble d’ un projet porteur en mars dernier, lors des réunions des conseils d’ administration. En effet, les quinze caisses de Lanaudière ont appuyé le concept de centre de services partagés. La concertation régionale est donc bien réelle, et se manifeste par la confiance et l’ adhésion à notre vision des caisses Desjardins de demain.
« En quoi ce projet est-il si porteur? », ont demandé les différents intervenants. À cela, nous avons plaidé que le concept de centre de services partagés devrait aider les caisses sur les plans de la productivité, de la performance et de l’ économie.
En ce qui concerne le dossier recouvrement, notre région a été retenue pour y adhérer au troisième trimestre. C’ est une bonne nouvelle. L’ ensemble de nos dossiers sera traité par le Centre de recouvrement de Saguenay et nous considérons que c’ est un pas dans la bonne direction.
Autre bonne nouvelle en ce qui concerne la région, le Centre financier aux entreprises( CFE) de Lanaudière a été sélectionné pour être le laboratoire Centre d’ affaires en ligne( CAL). Dès la fin juin, il permettra de desservir la clientèle d’ affaires pour des besoins inférieurs à 100 000 $ en matière de crédit, et de 25 000 $ ou moins à l’ épargne. Cette clientèle pourra y tirer de nombreux avantages, incluant une accessibilité accrue de huit heures à vingt heures, une équipe spécialisée et un suivi à la hauteur de ses attentes. Ici encore, la productivité, la performance et les économies seront au rendez-vous.
En terminant, j’ aimerais souligner que plusieurs caisses de Lanaudière ont commencé à implanter des solutions-conseils et des OTA où la gestion du changement, la culture et l’ apprentissage sont quotidiennement au rendez-vous. Tout cela encourage les gestionnaires à jouer un rôle de coach auprès de leurs équipes de travail. Toutefois, croyons-nous, c’ est le meilleur chemin à emprunter pour permettre aux caisses Desjardins de continuer à accomplir leur mission de coopérative financière tout en s’ assurant que la Promesse Desjardins soit tenue.
Nous sommes en juin. L’ immense territoire de Lanaudière, avec ses lacs et ses forêts, expose à ses habitants et visiteurs une nature luxuriante. Profitez bien de l’ été.
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LEADER
JUIN 2013