Pédagogie Urbaine dans les lieux communs MES ENSAB 2018 | Page 137

En même temps, il ne faut pas oublier que sans demande de la part de la société, tout aménagement ayant pour but d’améliorer certains aspects sociaux sera inutile, car la production de l’espace et l’évolution de la société sont dissociables, dans le sens où l’un ne peut naturellement pas exister sans l’autre, et que l’un est l’induction de l’autre (et vice-versa). À cet égard, il est important d’étudier la dimension symbolique de l’espace; ainsi que pour approfondir la compréhension de l’idée de « pédagogie urbaine », il faut également comprendre les processus de développement de la sémiotique de l’espace et de son impact sur la formation d’une société. Cela nous permettra de mieux comprendre comment transformer le rôle symbolique d’un lieu en un outil socio-éducatif. Ce qui est clair à l’instant, et ce que nous pouvons annoncer explicitement est que, pour continuer à être porteurs d’un message symbolique, il est nécessaire d’assurer la continuité de la mémoire urbaine et la capacité des communs d’être «appropriables » par les usagers ; cela permettra à l’usager de créer et d’adapter le symbolisme de ces communs à travers son évolution. Néanmoins, il nous parait aussi essentiel -et pertinent- de réaliser à l’avenir une enquête dans les communs sujets de ce mémoire pour pouvoir comparer nos observations avec les réels ressentis des usagers. Cela peut également nous permettre de rendre les différences des habitudes d’usage des communs entre rennais et erevanais plus évidentes, et nous permettre d’approfondir aussi la compréhension des usages dans les communs et dans la composition sociale des usagers de ces communs, ainsi que leur perception des signifi cations de ces espaces. 137