Pédagogie Urbaine dans les lieux communs MES ENSAB 2018 | Seite 110
encore dans les restaurants, l’usager peut entrer en interaction libre avec
ses voisins sans un but défi ni, et cela peut durer un temps indéterminé
d’autant que sa « spontanéité » est sa qualité la plus importante.
Néanmoins, il faut remarquer que les communs de circulation peuvent
aussi proposer différents degrés d’activités sociales dans la mesure où il
s‘agit de lieux de contacts sociaux passifs, comme cela est le cas pour le
quai Dujardin, ou de contacts sociaux actifs, dans le cas du Mail François
Mitterrand à Rennes. Le potentiel d’interactions possibles dans les
communs de circulation peut ainsi augmenter si l’on ajoute des dispositifs
d’animation qui inciteront le contact entre les usagers.
La composition spatiale du commun, son échelle, sa matérialité, la
présence de mobilier urbain jouent des rôles importants sur la probabilité
et la qualité des interactions entre les usagers, aussi bien que sur son
animation.
Des communs de circulation
Le premier groupe des communs de circulation est composé de
circulations piétonnes et de circulations routières. La séparation des
circulations est devenue encore plus importante avec l’adoption de
nouvelles règles d’urbanisme à l’époque du concept « tout voiture »,
dont nous observons les conséquences aujourd’hui dans les villes où la
circulation routière domine souvent dans les communs, en réprimant les
cheminements piétons. Aujourd’hui, les circulations piétonnes et routières
peuvent néanmoins être mélangées en créant des routes partagées où la
priorité est plutôt donnée aux piétons.
Ces deux communs forment le réseau de déplacement dans la ville : si
les flux routiers doivent suivre et s’en tenir aux nombreuses limitations
règlementaires -en créant eux même des frontières invisibles dans l’usage
des communs- les flux piétons sont plus flexibles et s’auto-organisent
dans les communs en s’adaptant aux conditions du moment et de l’espace
dans lequel ils se déroulent.
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