Pédagogie Urbaine dans les lieux communs MES ENSAB 2018 | Page 111

Flux piétons Les communs qui accueillent les flux piétons peuvent être des communs d’interaction active ou d’interaction passive, ou encore des communs où la seule activité sociale est le contact passif. Les cheminements piétons sont capables d’offrir des évènements inattendus en rendant la pratique et l’interaction plus riches entre les usagers. En ayant une vitesse « naturelle », ces derniers peuvent réagir à toutes les distances sociales, ce qui augmente la probabilité d’intercommunication et d’échanges. Néanmoins, tout cela dépend encore de l’organisation spatiale ainsi que de la présence de dispositifs qui inciteront une communication visuelle, verbale ou physique. De tels dispositifs sont nombreux : même les stationnements dédiés aux vélos et le mobilier urbain dispersés dans les communs peuvent permettre un échange entre les usagers. Le quai Dujardin à Rennes est un simple lieu de circulation routière et piétonne car il ne possède (encore) aucun dispositif pour animer l’espace. Néanmoins, nous avons constaté la présence de certains évènements spatiaux qui n’incitent pas une interaction entre les usagers, mais qui peut d’autant plus attirer le regard des passants en changeant légèrement la monotonie du passage. Les dispositifs les plus effectifs restent le commerce et les façades en rez-de-chaussée qui permettent une continuation visuelle de commun vers l’intérieur de bâtiment : il s’agit de l’impact sur l’animation dans les communs que nous avons observé dans le cas des quais Émile Zola, Châteaubriand, Lamartine et Lamennais, ainsi que sur la partie du Vernissage à Erevan. Flux routiers La communication visuelle entre l’usager et l’espace est différente dans le cas des circulations routières : les flux à grandes vitesses empêchent la bonne perception des évènements aux distances sociales proches ; ainsi, en étant dans la voiture, nous avons la possibilité d’observer seulement 111