Pédagogie Urbaine dans les lieux communs MES ENSAB 2018 | Page 109

UN RESEAU DES COMMUNS C omme nous l’avons déjà évoqué, nous pouvons distinguer différents types des communs dans les villes qui -malgré la variété de pratiques dans ces lieux- peuvent avoir une image ou une « ambiance » caractéristique qui les décrive au mieux leurs usages principaux : il s’agit de communs qui répondent principalement aux besoins de déplacement que nous avons appelé des « communs de circulation» et des communs qui sont destinés à la consommation de temps. Nous allons étudier les particularités de ces deux types des communs à travers l’analyse de leurs usages respectifs et de leur organisation spatiale, réalisés sur les sites choisis de Rennes et d’Erevan. A propos des contacts sociaux Comme nous l’avons déjà évoqué, selon Jan Gehl, les contacts actifs et les contacts passifs sont une majeure partie de l’activité sociale 37 : leur intensité et leur durée dépendent des distances sociales 38 décrites par Edward T Hall. La richesse de types de contacts est plus importante pour les communs de consommation de temps car il s’agit des communs où les distances sociales sont moins importantes ; ce qui augmente la probabilité d’interaction entre les usagers. Étant apriori des lieux de contacts sociaux actifs, ces communs peuvent être groupés dans des lieux qui ont un potentiel d’interactions actives ou d’interactions passives. Cette défi nition des espaces d’interactions actives et passives est basée sur le type de contact, l’intensité d’échanges et le contexte. Ainsi, nous allons nommer comme « interaction passive » l’échange basique entre le vendeur (ou l’employé de banque) et le client, car le but de cet échange est défi ni par certaines limites fonctionnelles : ici, l’usager passe un temps défi ni pour accomplir sa tâche initiale ; tandis que dans les cafés, dans les parcs ou 37 p. 34. 38 GEHL Jan, Pour des villes à échelle humaine, [2010], Les Editions Ecosociété, Montréal, 2012, T HALL Edward, La dimension cachée, [1966], Editions du Seuil, Paris, 1971, p. 144. 109