PixaRom numéro 1 octobre 2013 | Page 66

C’est le mois d’Octobre, et chanceux que vous êtes, ami Lecteur, je vous offre un aperçu d’un manga qui se veut être un survival-horror, j’ai nommé (on ne rie pas) Bio-Meat : Nectar. Rien que le titre a de quoi intriguer, car a priori, quel mal peut faire de la viande biologique ? Quand elle ressemble à ce que vous voyez sur l’image, beaucoup, beaucoup de mal. L’histoire se déroule quelques années dans le futur, et dans cette Terre alternative, les problèmes pour alimenter la population mondiale ont atteint un seuil critique. Heureusement (au début), le Japon a concocté une solution miracle : les Bio-Meat, abrégés en B-M. Ces charmantes créatures mangent n’importe quoi, sauf le verre et les métaux, nourries aux déchets, elles se reproduisent par parthénogenèse en un clin d’oeil, et peuvent être ensuite conditionnées sous n’importe quelle forme de viande ou poisson. Bon, admettons pour le coup de la solution miracle, même si beaucoup d’éléments dans les déchets gagnent à être recyclés. Personne ne connaît cette forme primitive des BM, le monde mange à sa faim, tout est rose à Ponyland. Sauf qu’évidemment, une catastrophe stupide va arriver. J’écris stupide car le Japon connaît fréquemment des séismes, et c’en est un qui crée une brèche dans un des centres d’élevage de BM. Qu’une installation d’une importance économique telle - et avec des organismes aussi dangereux - ne dispose pas d’une armature antisismique ou de systèmes de sécurité redondants, c’est très, très gros. A moins que les concepteurs n’aient pas intégré la capacité des BM à manger presque tout (sauf, notamment, les portes des pièces dans lesquelles se réfugient les personnages, de façon commode) comme légèrement dangereuse en cas de libération inopinée des bestioles, ce qui, vu le niveau intellectuel moyen dans l’oeuvre, n’est pas à exclure. Enfin, les créatures se répandent, et même avec des capacités sensorielles de nimbus, elles produisent un premier massacre de 5000 personnes, dont ne ressortent vivants qu’une bande de gamins archétypiques. Shingo le surdoué sans émotions aux décisions pragmatiques, Mayaa le gringalet simplet, téméraire et à la grande gueule, Buu, le gros malabar plein de compassion, et la bimbo pas si bête. Trois ans plus tard, une autre catastrophe survient (« tiens, si on amenait en cage notre version US du BM, beaucoup plus grosse et potentiellement ultra-dangereuse ? ») et les mêmes enfants sont encore impliqués. Il est d’ailleurs savoureux de constater qu’ils sont plus aptes à la survie que 99% des adultes concernés. Là et avec sa troisième partie (lorsqu’ils sont devenus adultes, avec évidemment une énième catastrophe débile) Bio-Meat : Nectar est une ode à la survie manichéenne et à la sélection 66