BOUILLON DE PIXELS
A
la une du journal : « Une pyramide
vient d’être découverte ! De nouvelles richesses sont à découvrir
». Pas une minutes de plus pour que Wario
fasse chauffer le moteur de sa voiture et parcourt le désert à toute vitesse. Quel étrange
mystère l’attend dans cette pyramide ?
Ça surprend comme ça ne surprend plus,
le Gameplay est encore modifié. L’intérieur
de la pyramide sera la « carte » et après
un niveau tutorial, le joueur à la liberté de
choisir parmi quatre mondes ayant une thématique propre : nature, villes de nuit, jouets
et mécanique.
Chaque monde appelé Passage [nom de
pierre précieuse], possède quatre niveaux,
une salle de mini-jeu et un boss.
Une fois tous les boss vaincus, une pyramide interne s’élèvera et le 5ème et dernier
monde sera disponible pour révéler toute ses
richesses à Wario.
Les niveaux sont redevenus classiques
comme dans Wario Land. Plus de fin secrète,
il y a un début et une fin, Wario a des vies et il
faudra fouiller le niveau pour augmenter son
score ou trouver les objets permettant de
continuer le jeu.
Il en existe deux sortes : l’oiseau-clef, qui
permet de passer au niveau suivant et le
joyau, divisé en quatre morceaux un peu partout dans le niveau, qu’il faudra avoir dans
chaque stage pour ouvrir la porte du boss.
Bref, beaucoup de chiffre 4. La dernière
particularité est la bombe. Chaque boss et
chaque fin de niveau en possède une, une
fois enclenché il faudra tout refaire dans
le sens inverse pour se ruer vers l’entrée du
niveau.
Pour les boss, elle s’active automatiquement, donnant une grosse pression au
joueur pour achever l’ennemi à temps.
Le jeu présente déjà un défaut : la durée
de vie. 18 univers variés… mais pas très
longs dans l’ensemble. Le chiffre 4 est vraiment récurrent dans se jeu, puisque quatre
petites heures suffisent à en venir à bout.
Pour les quêtes annexes il y a du scoring et des CD secrets à obtenir dans chaque
niveau. Hélas il ne s’agit pas de débloquer
l’OST du jeu mais plutôt d’avoir des sons et
de petites vidéos très étranges.
Enfin, en finissant le jeu vous débloquerez
un mode difficile… m’ouais. Le jeu est assez
décevant dans d’autres domaines. Aucun
nouveau pouvoir, les anciens sont toujours
présents et les mini-jeux sont au nombre de
trois mais d’un intérêt variable.
Il s’agira de tester vos réflexes, chaque
jeu à un coût et dès que vous franchissez
un certain seuil dans votre score, une grosse
pièce se gagne. Ces dernières pourront être
dépensées dans une boutique juste avant un
boss pour utiliser des armes permettant de
gagner du temps. Vous en aurez bien besoin
Wario Land 4 (2001)
car l’un d’entre eux a beaucoup de vies et le
timing est serré.
Si le Gameplay ne s’est pas vraiment amélioré, la partie technique, elle, a beaucoup
changé… et en bien. Les décors sont très
fouillés, remplis de détail, tout est lisible,
coloré et varié.
Les animations sont nombreuses et
Wario paraît plus vivant qu’avant. Ses mimiques absurdes sont de retour et certains
personnages sont vraiment farfelus (le petit
archéologue par exemple), la petite part
d’humour est donc de retour.
La bande-son n’est pas en reste avec
sa variété musicale allant du rock à de la
musique un peu jazzy, il y a carrément une
chanson pendant le premier niveau. Les
musiques sont plus joyeuses, plus entêtantes
et rythment bien l’action, les voix digitalisées, tel que le « Oh Boy ! », contribue à
rendre le tout plus vivant.
La GBA ayant connu beaucoup de
remakes, Wario Land 4 fait partie de ces
rares jeux de plateforme inédits et malgré ses quelques déceptions, parvient
néanmoins à garder une place de choix dans
le catalogue de la machine grâce son bon
concept, sa belle réalisation et son sympathique Gameplay.
La série change encore, mais pas comme
il faut, en étant objectif, c’est le seul épisode
qui soit moins bon. Après ça, Nintendo
PixaRom magazine
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