PixaRom N°3 | Page 55

BOUILLON DE PIXELS A la une du journal : « Une pyramide vient d’être découverte ! De nouvelles richesses sont à découvrir ». Pas une minutes de plus pour que Wario fasse chauffer le moteur de sa voiture et parcourt le désert à toute vitesse. Quel étrange mystère l’attend dans cette pyramide ? Ça surprend comme ça ne surprend plus, le Gameplay est encore modifié. L’intérieur de la pyramide sera la « carte » et après un niveau tutorial, le joueur à la liberté de choisir parmi quatre mondes ayant une thématique propre : nature, villes de nuit, jouets et mécanique. Chaque monde appelé Passage [nom de pierre précieuse], possède quatre niveaux, une salle de mini-jeu et un boss. Une fois tous les boss vaincus, une pyramide interne s’élèvera et le 5ème et dernier monde sera disponible pour révéler toute ses richesses à Wario. Les niveaux sont redevenus classiques comme dans Wario Land. Plus de fin secrète, il y a un début et une fin, Wario a des vies et il faudra fouiller le niveau pour augmenter son score ou trouver les objets permettant de continuer le jeu. Il en existe deux sortes : l’oiseau-clef, qui permet de passer au niveau suivant et le joyau, divisé en quatre morceaux un peu partout dans le niveau, qu’il faudra avoir dans chaque stage pour ouvrir la porte du boss. Bref, beaucoup de chiffre 4. La dernière particularité est la bombe. Chaque boss et chaque fin de niveau en possède une, une fois enclenché il faudra tout refaire dans le sens inverse pour se ruer vers l’entrée du niveau. Pour les boss, elle s’active automatiquement, donnant une grosse pression au joueur pour achever l’ennemi à temps. Le jeu présente déjà un défaut : la durée de vie. 18 univers variés… mais pas très longs dans l’ensemble. Le chiffre 4 est vraiment récurrent dans se jeu, puisque quatre petites heures suffisent à en venir à bout. Pour les quêtes annexes il y a du scoring et des CD secrets à obtenir dans chaque niveau. Hélas il ne s’agit pas de débloquer l’OST du jeu mais plutôt d’avoir des sons et de petites vidéos très étranges. Enfin, en finissant le jeu vous débloquerez un mode difficile… m’ouais. Le jeu est assez décevant dans d’autres domaines. Aucun nouveau pouvoir, les anciens sont toujours présents et les mini-jeux sont au nombre de trois mais d’un intérêt variable. Il s’agira de tester vos réflexes, chaque jeu à un coût et dès que vous franchissez un certain seuil dans votre score, une grosse pièce se gagne. Ces dernières pourront être dépensées dans une boutique juste avant un boss pour utiliser des armes permettant de gagner du temps. Vous en aurez bien besoin Wario Land 4 (2001) car l’un d’entre eux a beaucoup de vies et le timing est serré. Si le Gameplay ne s’est pas vraiment amélioré, la partie technique, elle, a beaucoup changé… et en bien. Les décors sont très fouillés, remplis de détail, tout est lisible, coloré et varié. Les animations sont nombreuses et Wario paraît plus vivant qu’avant. Ses mimiques absurdes sont de retour et certains personnages sont vraiment farfelus (le petit archéologue par exemple), la petite part d’humour est donc de retour. La bande-son n’est pas en reste avec sa variété musicale allant du rock à de la musique un peu jazzy, il y a carrément une chanson pendant le premier niveau. Les musiques sont plus joyeuses, plus entêtantes et rythment bien l’action, les voix digitalisées, tel que le « Oh Boy ! », contribue à rendre le tout plus vivant. La GBA ayant connu beaucoup de remakes, Wario Land 4 fait partie de ces rares jeux de plateforme inédits et malgré ses quelques déceptions, parvient néanmoins à garder une place de choix dans le catalogue de la machine grâce son bon concept, sa belle réalisation et son sympathique Gameplay. La série change encore, mais pas comme il faut, en étant objectif, c’est le seul épisode qui soit moins bon. Après ça, Nintendo PixaRom magazine    55