PixaRom N°3 | Page 56

BOUILLON DE PIXELS Wario Land: The Shake Dimension (2008) D ans le monde de Shake, une princesse et tout un peuple sont sous l’emprise d’un tyran. Celui-ci a même acquis une bourse où l’or sort à l’infini. Un petit être parvient néanmoins à s’échapper et à quitter son monde. Il tombe nez à nez avec Wario et explique la situation. Bien évidemment, ce sont les pièces et non la princesse qui l’intéresse. Ainsi Wario et son ancien ennemi Syrup s’en vont rosser le Roi Shak. Après une longue période d’absence, Wario repart à l’aventure. Deux choses surprennent, déjà il ne sort pas sur une console portable et il est développé par une autre boîte : Good Feel, qui fera plus tard Kirby Epic Yarn. Le choix du support est assez étonnant et ne se justifie que pour la beauté graphique. Le reste aurait très bien tenu sur une cartouche DS. Pour preuve, la wiimote n’est que très rarement exploitée, le joueur joue avec la manette à l’horizontale et devra l’incliner quand Wario est dans un véhicule ou la secouer pour faire un énorme tremblement de terre, par exemple. Il y a cinq îles a explorées, constituées de six niveaux, toujours avec des décors variés et remplis de bonnes idées. Presque pas de pouvoir, pas d’oiseau clef, pas de joyaux et pas de mini jeux. Les bombes ont été remplacées par des cages, une fois ouvertes il faut se dépêcher de revenir à l’entrée du niveau. Le jeu est moins dur est a été critiqué en partie pour ça. Néanmoins la durée de vie n’en est pas réduite. Le jeu est plus long que le précédent et le retour des niveaux secrets fait plaisir. Pour les quêtes annexes, il y a une grande quantité d’objectifs optionnels qui sont pour la plupart assez difficiles à accomplir. En les réussissant, l’OST d’un niveau se débloque. La réalisation est elle aussi au top : très belle 2D, bien animée, décors très détaillés, de belles couleurs et des animations sympathiques et amusantes. La partie musicale et elle aussi réussie avec sa plus grande variété : rock, flûte de pan, flamenco, jazz, etc. Le Gameplay redevient donc plus classique mais les situations restent variées et certains niveaux (où l’on contrôle un sous-marin) sont du Shoot’em’up qui tranche avec le reste. Les boss sont eux aussi plus variés et moins stressant que ceux du 4. Cet épisode est donc assez surprenant car d’un côté il est mieux que le précédent : meilleure durée de vie et meilleure réalisation, ainsi que quelques bonnes idées comme la boutique, mais d’un autre côté, le Gameplay n’évolue pas d’un pouce et il régresse en supprimant les pouvoirs… Cet épisode est un peu passé inaperçu et c’est la première fois qu’un jeu de la série se prend des notes juste correctes. Conclusion : En l’espace de quinze ans, la série Wario Land n’a pas arrêté de changer sa formule, comme si la série se cherchait. Avec le 2 et 3, elle était été très accessible et en même temps compliquée avec son aspect aventure. 56    PixaRom magazine Puis avec le 4 et 5, c’est un nouveau tournant qui revient à la base, comme si après l’épisode 3 les développeurs n’avaient plus assez d’idées pour renouveler le style. D’un certain côté, chaque jeu est unique et du coup chaque joueur pourra trouver chaussure à son pied. La série a constamment évolué dans sa partie technique, devenant sans cesse plus belle et avec une bande-son de plus en plus soignée. L’univers a lui aussi beaucoup changé et si l’on compare les aventures de Wario à celle de son cousin Mario, on remarque toute de même qu’il y a plus de prise de risque dans la série Wario Land. Mais il est assez regrettable de ne plus beaucoup voir cette série, car même si les deux derniers ont des faiblesses ils restent tout de même de bons jeux. Avec ses bonnes idées et son univers bien à lui, la série a eu des épisodes bien marquant pour les possesseurs de console portable. Alors, à quand un nouvel épisode ?