BOUILLON DE PIXELS
Wario Land: The Shake Dimension (2008)
D
ans le monde de Shake, une princesse et tout
un peuple sont sous l’emprise d’un tyran.
Celui-ci a même acquis une bourse où l’or sort
à l’infini. Un petit être parvient néanmoins à s’échapper
et à quitter son monde. Il tombe nez à nez avec Wario
et explique la situation. Bien évidemment, ce sont les
pièces et non la princesse qui l’intéresse. Ainsi Wario et
son ancien ennemi Syrup s’en vont rosser le Roi Shak.
Après
une
longue
période
d’absence, Wario repart à l’aventure.
Deux choses surprennent, déjà il ne
sort pas sur une console portable et il est développé par
une autre boîte : Good Feel, qui fera plus tard Kirby Epic
Yarn.
Le choix du support est assez étonnant et ne se justifie que pour la beauté graphique. Le reste aurait très
bien tenu sur une cartouche DS. Pour preuve, la wiimote
n’est que très rarement exploitée, le joueur joue avec la
manette à l’horizontale et devra l’incliner quand Wario
est dans un véhicule ou la secouer pour faire un énorme
tremblement de terre, par exemple.
Il y a cinq îles a explorées, constituées de six
niveaux, toujours avec des décors variés et remplis de bonnes idées. Presque pas de pouvoir,
pas d’oiseau clef, pas de joyaux et pas de mini
jeux.
Les bombes ont été remplacées par des
cages, une fois ouvertes il faut se dépêcher de
revenir à l’entrée du niveau.
Le jeu est moins dur est a été critiqué en partie pour ça. Néanmoins la durée de vie n’en est
pas réduite. Le jeu est plus long que le précédent
et le retour des niveaux secrets fait plaisir. Pour
les quêtes annexes, il y a une grande quantité
d’objectifs optionnels qui sont pour la plupart
assez difficiles à accomplir.
En les réussissant, l’OST d’un niveau se débloque. La réalisation est elle aussi au top : très
belle 2D, bien animée, décors très détaillés, de
belles couleurs et des animations sympathiques
et amusantes. La partie musicale et elle aussi
réussie avec sa plus grande variété : rock, flûte
de pan, flamenco, jazz, etc.
Le Gameplay redevient donc plus classique
mais les situations restent variées et certains
niveaux (où l’on contrôle un sous-marin) sont du
Shoot’em’up qui tranche avec le reste. Les boss
sont eux aussi plus variés et moins stressant que
ceux du 4.
Cet épisode est donc assez surprenant car d’un
côté il est mieux que le précédent : meilleure durée
de vie et meilleure réalisation, ainsi que quelques
bonnes idées comme la boutique, mais d’un autre
côté, le Gameplay n’évolue pas d’un pouce et il
régresse en supprimant les pouvoirs… Cet épisode est un peu passé inaperçu et c’est la première
fois qu’un jeu de la série se prend des notes juste
correctes.
Conclusion :
En l’espace de
quinze ans, la série Wario Land n’a pas arrêté
de changer sa formule, comme si la série se
cherchait. Avec le 2 et 3, elle était été très
accessible et en même temps compliquée
avec son aspect aventure.
56 PixaRom magazine
Puis avec le 4 et 5, c’est un nouveau tournant
qui revient à la base, comme si après l’épisode
3 les développeurs n’avaient plus assez d’idées
pour renouveler le style.
D’un certain côté, chaque jeu est unique et
du coup chaque joueur pourra trouver chaussure à son pied. La série a constamment évolué
dans sa partie technique, devenant sans cesse
plus belle et avec une bande-son de plus en
plus soignée. L’univers a lui aussi beaucoup
changé et si l’on compare les aventures de
Wario à celle de son cousin Mario, on remarque
toute de même qu’il y a plus de prise de risque
dans la série Wario Land. Mais il est assez
regrettable de ne plus beaucoup voir cette
série, car même si les deux derniers ont des faiblesses ils restent tout de même de bons jeux.
Avec ses bonnes idées et son univers bien à lui,
la série a eu des épisodes bien marquant pour
les possesseurs de console portable. Alors, à
quand un nouvel épisode ?