BOUILLON DE PIXELS
Wario Land 3 (2000)
A
la suite d’un crash en avion, Wario tante de retrouver
son chemin mais découvre un mystérieux temple où
réside une étrange boite à musique. C’est en l’écoutant
qu’il se retrouve happé à l’intérieur de l’objet et découvre tout un
univers où, au pied du volcan central, se trouve un visage caché.
Celui-ci explique alors :
« Trouves les 5 boites à musiques et je te ferai sortir de ce
monde... »
Encore des changements, même si le Gameplay reste similaire
au 2, puisque l’on retrouve l’invincibilité et les transformations.
De nouvelles s’ajoutent telles l’invisibilité en buvant une
potion ou encore Wario vampire lorsqu’on se fait toucher par une
chauve-souris.
C’est donc l’univers qui change et par conséquent, plus de
Syrup. Le bestiaire aussi change même si on retrouve les zombis
et le lapin basketteur qui ici s’est reconverti au foot. Le monde de
la boîte à musique est divisé en quatre régions qui correspondent
aux points cardinaux.
Les environnements sont très variés (forêt, iceberg, ville…) et
un peu plus détaillés. Et même s’il y a moins de zones qu’avant
(25) elles sont modifiées par un cycle jour/ nuit.
Quand vous quittez ou finissez un niveau, le
cycle change et du coup il faudra revisiter certaines
zones pour les redécouvrir. C’est le cas par exemple
avec le temple désertique où il y a une porte jour et
une porte nuit, ou encore le village avec ses zombis
la nuit venue.
En plus de cet élément important et intéressant,
les niveaux devront être rejoués au moins quatre
fois si vous voulez complètement les finir. Il n’est
jamais dit où se situent les boites à musique et il
faudra par conséquent ouvrir tous les coffres qui
se dressent sur votre chemina afin de pouvoir progresser. Il faudra préalablement trouver la clef qui
correspond à la couleur du coffre, ce qui oblige à
bien fouiller à droite et à gauche.
Mis à part quelques objet spéciaux, la plus
grande partie sert soit à augmenter les compétences de Wario (plonger, soulever, frapper plus fort)
soit à modifier un niveau. Par exemple, en trouvant une graine, celle-ci ira au marais et une plante
poussera vous permettant alors de découvrir une
autre partie du niveau. L’aspect aventure est donc
très présent.
Le jeu est passionnant tellement le joueur va de
découverte en découverte, même si cela rallonge
artificiellement de refaire quatre fois les mêmes
niveaux en prenant d’autre petits chemins, ça n’est
pas bien gênant. La durée de vie est donc aussi
d’une dizaine d’heures et il y a des quêtes annexes.
Faire tous les parcours de golf (un golf assez spécial…) déjà présents dans les niveaux permet de
débloquer des passages. Il y a aussi les hui t pièces
musicales à trouver dont certaines sont très très
bien cachées.
54 PixaRom magazine
En finissant l’aventure, le
joueur débloque un mode Time
Attack, qui consiste à finir un
niveau le plus rapidement possible avec les quatre clefs en poche.
Etant donné qu’il y a quatre sorties, l’envie de refaire les niveaux
est un peu moins présente vu
qu’ils ne sont plus linéaires. Tout
comme l’épisode deux, il n’y a
qu’un seul slot de sauvegarde…
La bande son est pareil que
le précédent avec ses sons étranges et quelque
musique plutôt mélancolique, comme la carte de
nuit, par exemple. Le générique de fin est toujours
aussi mélodieux. Les graphismes sont plus travaillés
et bien colorés, l’univers à perdu tout son humour.
Plus vraiment de scénario, seule la fin viendra
surprendre le joueur. Cet épisode 3 est donc tout
aussi bien que le précédent, pas meilleur mais différent. La série change constamment et on retrouve
des éléments d’un épisode à un autre, si l’univers a
changé, certaines idées de Gameplay sont restées.
La bonne formule, donc.