Tests
Ce premier volet nous propose un monde imaginaire sans nom, régi par quatre cristaux. Chacun
AINSI DEBUTA LEUR VOYAGE...
d’entre eux est affilié à une force élémentaire, à
savoir la terre, le feu, l’eau et l’air. Mais puisque
nous sommes dans quelque chose de ludique,
vous vous doutez bien que ce fragile équilibre
n’existe plus.
Au fil des siècles, les cristaux se sont éteints, victimes des attaques incessantes de démons surpuissants. Le monde est donc au bord de la ruine, à
un détail près : l’existence d’une légende. Car les
humains sont comme ça. Une simple légende,
limite une histoire de vieille décrépie, et l’espoir
continu d’exister. Ah la la, le pouvoir de la religion...
Mais je m’égare. Cette légende ne dit pas qu’un
jour, David Cage fera un bon jeu (oui, j’arrive à le
Q
ui dit RPG dit a fortiori histoire. Alors avant toute
chose : nous sommes sur NES. Ne demandez pas
la lune à une console d’un autre temps. Vous, les
habitués de grosses cinématiques, de dialogues qui font
mouche, de situations alambiqués, ne croyez pas que Final
Fantasy à toujours représenté le pan cinématographiques
du jeu vidéo. C’est un jeu comme tous ceux de son époque :
un jeu qui a pris une vilaine claque sur son nez.
Et le scénario va vous le rappeler : ce n’est pas classique,
c’est surtout un gros prétexte, une façon un peu archaïque
de s’immerger dans un jeu... Chose malheureusement
impossible de nos jours, en toute franchise.
placer n’importe où. Il est trop fort, ce David), mais
que quatre guerriers apparaîtront, munis d’un
fragment de cristal, et vaillamment, vont sauver le
monde, en bottant le cul aux démons, et en rallumant les orbes élémentaires.
Et c’est ainsi qu’un beau jour, quatre garçons dans
le vent – ou filles, on en sait strictement rien du
tout – arrivent devant le château de Corneria, avec
autour du coup un drôle de pendentif qui semble
précieux et qui brille.
Et c’est après vérification – genre sauver une princesse, car oui, un héros de Final Fantasy sauve une
princesse en cent fois moins de temps qu’un vulgaire elfe blond en pyjama vert – que le roi constate que la légende est vrai : les quatre guerriers
de la lumière viennent de venir au monde.
A eux donc les joies des combats sans pitié, des
donjons à explorer, des trésors à piller... Et dans une
moindre mesure, découvrir qui est derrière tout ce
bordel !
Oui, je confirme, c’est d’un classicisme à faire pâlir
n’importe quel conservateur. Les dialogues sont
cash, d’ailleurs, les héros ne parlent pas. Ils n’ont
même pas de noms. Aucune personnalité, aucune
psychologie, ce sont des êtres complètement désincarnés. Moi, ça me ferait assez flipper de croiser
des types pareils... Alors leur demander de sauver
le monde !
Malgré tout, l’histoire a le mérite d’être là, et si le
rétro le plus pur ne vous dérange absolument
pas, se laisse suivre. Et puis, en 1987, bien peu de
jeux pouvaient se targuer d’avoir un embryon de
scénario, hormis bien entendu Dragon Quest, ou
Phantasy Star sur Master System.
34 PixaRom magazine