PixaRom N°3 | Page 34

Tests Ce premier volet nous propose un monde imaginaire sans nom, régi par quatre cristaux. Chacun AINSI DEBUTA LEUR VOYAGE... d’entre eux est affilié à une force élémentaire, à savoir la terre, le feu, l’eau et l’air. Mais puisque nous sommes dans quelque chose de ludique, vous vous doutez bien que ce fragile équilibre n’existe plus. Au fil des siècles, les cristaux se sont éteints, victimes des attaques incessantes de démons surpuissants. Le monde est donc au bord de la ruine, à un détail près : l’existence d’une légende. Car les humains sont comme ça. Une simple légende, limite une histoire de vieille décrépie, et l’espoir continu d’exister. Ah la la, le pouvoir de la religion... Mais je m’égare. Cette légende ne dit pas qu’un jour, David Cage fera un bon jeu (oui, j’arrive à le Q ui dit RPG dit a fortiori histoire. Alors avant toute chose : nous sommes sur NES. Ne demandez pas la lune à une console d’un autre temps. Vous, les habitués de grosses cinématiques, de dialogues qui font mouche, de situations alambiqués, ne croyez pas que Final Fantasy à toujours représenté le pan cinématographiques du jeu vidéo. C’est un jeu comme tous ceux de son époque : un jeu qui a pris une vilaine claque sur son nez. Et le scénario va vous le rappeler : ce n’est pas classique, c’est surtout un gros prétexte, une façon un peu archaïque de s’immerger dans un jeu... Chose malheureusement impossible de nos jours, en toute franchise. placer n’importe où. Il est trop fort, ce David), mais que quatre guerriers apparaîtront, munis d’un fragment de cristal, et vaillamment, vont sauver le monde, en bottant le cul aux démons, et en rallumant les orbes élémentaires. Et c’est ainsi qu’un beau jour, quatre garçons dans le vent – ou filles, on en sait strictement rien du tout – arrivent devant le château de Corneria, avec autour du coup un drôle de pendentif qui semble précieux et qui brille. Et c’est après vérification – genre sauver une princesse, car oui, un héros de Final Fantasy sauve une princesse en cent fois moins de temps qu’un vulgaire elfe blond en pyjama vert – que le roi constate que la légende est vrai : les quatre guerriers de la lumière viennent de venir au monde. A eux donc les joies des combats sans pitié, des donjons à explorer, des trésors à piller... Et dans une moindre mesure, découvrir qui est derrière tout ce bordel ! Oui, je confirme, c’est d’un classicisme à faire pâlir n’importe quel conservateur. Les dialogues sont cash, d’ailleurs, les héros ne parlent pas. Ils n’ont même pas de noms. Aucune personnalité, aucune psychologie, ce sont des êtres complètement désincarnés. Moi, ça me ferait assez flipper de croiser des types pareils... Alors leur demander de sauver le monde ! Malgré tout, l’histoire a le mérite d’être là, et si le rétro le plus pur ne vous dérange absolument pas, se laisse suivre. Et puis, en 1987, bien peu de jeux pouvaient se targuer d’avoir un embryon de scénario, hormis bien entendu Dragon Quest, ou Phantasy Star sur Master System. 34    PixaRom magazine