Tests
Le seul véritable souci vient des
personnages que l’on dirige. La seule différentiation ne se fait qu’au travers du
skin de la classe qu’ils représentent. C’est
donc clairement lié au système du jeu, et
non au script. Impossible donc de tenter
de s’identifier à qui que ce soit.
Le reste du casting fait très occidental, avec ses nains, ses elfes, son
bestiaire... Qui dit JDR dit influence des
mythologies et du folklore européen.
Mais je ne considère pas cela comme un
défaut, loin de là. Et quand bien même,
les défauts que l’on peut lui trouver son
balayés sans précaution, dès lors que
l’on accepte de se remettre dans le bon
contexte, celui de son époque. Oui, je
sais, c’est dur, beaucoup ne le font pas,
ou ne l’accepte pas. Et que l’on arrive à
des comportements aberrants, jusqu’au
déni même d’œuvre certes vieillottes,
mais aussi fondatrices. On ne peut pas
renier un épisode juste parce qu’il est
archaïque. Il n’aurait pas donné lieu à des
suites s’il avait été mauvais.
Limitations techniques ou pas. Je
digresse – et je le ferais dès lors que
ce sera nécessaire - mais il fallait que
cela soit dit. Le cassage de mythe juste
parce qu’on ne supporte pas ce qui
est obsolète, je trouve cela parfaitement crétin.
PIXEL ART ET CHIPTUNE
Maintenant que l’environnement est posé, il est grand temps de
tériel, et c’est cette raison qui a poussé Square à minimaliser le
voir ce que, techniquement parlant, il vaut. Et là, c’est difficile de
design des affrontements.
juger. Parce que les joueurs n’ont plus l’habitude de ces grossiers pixels, de ces couleurs agressives, de ces sonorités venant de
l’enfer. Blague à part, il suffit de comparer avec ses concurrents
directs, et encore plus Dragon Quest.
Alors on peut dire que Final Fantasy premier du nom s’en tire avec
les honneurs. Mieux, sur ce point, il surclasse son rival. Plus varié
dans ses décors, dans ses situations, plus vivant, doté d’un bestiaire bien plus classe, en premier lieu les boss. Car les démons
sont franchement classieux, il suffit de voir Marilith, par exemple.
Alors oui, si l’exploration est agréable, l’environnement des combats est un peu dégueulasse. L’écran est presque intégralement
noir, il y a juste un bout de décor pour nous rappeler où l’on se
trouve. Mais tout ceci est justifié. Contrairement à Draque, qui
adopte une vue à la première personne, et donc qui occulte les
personnages, FF propose une vue extérieure. Cela implique donc
de montrer non seulement les ennemis – jusqu’à neuf – et les
quatre personnages. Il fallait donc ne pas faire exploser le ma-
Quant à la bande-son, si vous avez les oreilles solides, ou si,
comme moi, vous êtes un amateur de la musique chiptune, alors
vous allez aimer. Une petite vingtaine de morceau très réussis,
révélant le talent de Nobuo Uematsu, malgré la frustration qu’il a
dû connaître avec une telle pauvreté sonore imposée.
Certains thèmes resteront à jamais gravés dans le marbre auditif
de la série, comme The prelude ou Opening theme, mais on peut
aussi s’apercevoir que le maître de la fantaisie finale excelle aussi
bien dans la musique épique, avec son fameux Battle theme, que
dans l’ambiance bucolique, avec son Cornelia Castle.
Mais le gros point fort de cette OST, c’est bien les musiques accompagnant les donjons (Gurgu Volcano, Undersea Shrine) ainsi
qu’un très beau Ending theme, très travaillé pour l’époque. Une
bande-son qui pose donc les bases du style Uematsu, et si elle
est loin d’être la meilleure de la saga, a le bon goût de n’avoir
aucune faute... de goût !
PixaRom magazine
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