Agarest : Generations
of War
D
ans la famille « l’idée est bonne et la
réalisation est aux fraises », je veux
Agarest. Le concept de cinq générations de protagonistes combattant un même
mal semblait prometteur et pourquoi pas
assez épique.
Quand je parlais de
Dès le début, quand on
chance
incroyable,
vous sort la mythologie
je ne rigolais pas. Je
archi-classique avec le
m’attendais
vraicombat entre les dieux
ment à tomber sur
un «sous-Pokémon»
du Bien et du Mal, il y a
lorsque j’ai lancé le
de quoi douter. La bataille
jeu. Mais, très vite, ce
ayant été tellement dévassentiment fut remtatrice, les dieux survivants
placé par celui du
bonheur : Pokémon
se sont sacrifiés pour renDark Rising est cerdre santé au monde et
tainement l’une des
ressusciter les races dispameilleures
hacks
rues dans l’affrontement,
Pokémon disponibles,
peut-être même la
pof, plus de dieux.
meilleure…
Vous trouvez cette équipe forte? Eh
bien, vous n’êtes pas au bout de vos
surprises…
Enfin jusqu’au jour où, surprise, les forces du
Maaaal se dressent à nouveau pour exercer
un de leur passe-temps favori : détruire le
monde. J’ai dans l’idée que ça doit être sacrément ennuyeux s’ils y parviennent, enfin,
passons.
Nous débutons l’épopée avec Leonhardt, un
général évidemment sous-âgé pour occuper
cette fonction puisque nous sommes dans
un J-RPG et qu’il est le leader de la première
génération. Leo n’est pas trop d’accord quant
à la guerre menée par sa nation, Gridamas,
et tourne casaque pour sauver une loli elfe
qu’il ne connaît ni d’Eve ni d’Adam. En continuant à la protéger, il se fait hélas powned
par le Chevalier Noir, qui, comme tout bon
méchant, ne se donne pas la peine de
l’achever.
Et, paf ! Entrée en scène de la femme deus
ex machina, qui lui propose de lui redonner
la vie pour qu’il continue à protéger l’elfe,
pour peu que Leo l’aide à combattre le Mal.
Oh, et il faut également qu’il lui offre tous ses
enfants après lui. Ma foi, deal !
Leo et l’équipe qu’il recrute au passage, don
un type portant le bracelet qui pourrait
redonner tout son pouvoir au seigneur des
Ténèbres, Summerill (littéralement « maladie
d’été », on se sent bien intimidé), repoussent
donc le Chevalier Noir et compagnie, Leo est
sacrifié peu de temps après avoir copulé avec
une de trois dulcinées disponibles, afin de
sceller la tour des ténèbres du continent.
Ellipses temporelles, quatre autres continents, quatre autres corniauds condamnés
à faire la même chose, quatre autres piliers à
sceller.
Pour le bien de l’aperçu je n’ai fini
que la première génération, mais
j’ai le sentiment qu’il n’y aura guère
de retournement de situation par
la suite.
Il y a de bons moments et le tout
n’est pas mal écrit, mais la trame
elle-même a une richesse proportionnelle au degré d’habillement
global des personnages féminins. Je
vous renvoie à l’image de Dyshana.
Et quand j’ai mentionné une
fiancé à choisir parmi trois, c’est
quelque chose revenant à chaque
fois, influencé par des évènements
et certains choix de dialogues, vous
pourrez choisir celle avec qui le marqueur d’affection sera le plus haut
(parfois il y aura ballottage, à vous
de trancher).
Agarest n’a rien d’un eroge ou
même d’une simulation de flirt, mais
ce côté romance reste trop léger
pour qu’on s’y intéresse vraiment,
et une différente femme signifiera
surtout des stats différentes, et une
apparence autre, pour le prochain
descendant.
Car, il serait temps que je le
précise, Agarest est un T-RPG.
Un affrontement commence par
une phase de déplacement et
d’orientation de chaque perso
selon un point cardinal, puis une
phase d’attaque où vous planifiez
vos actions. Ensuite, la baston commence, le tour étant défini par la
vitesse de chaque unité et le nombre d’AP qu’il a en réserve.
PixaRom magazine
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