PixaRom N°3 | Page 23

Agarest : Generations of War D ans la famille « l’idée est bonne et la réalisation est aux fraises », je veux Agarest. Le concept de cinq générations de protagonistes combattant un même mal semblait prometteur et pourquoi pas assez épique. Quand je parlais de Dès le début, quand on chance incroyable, vous sort la mythologie je ne rigolais pas. Je archi-classique avec le m’attendais vraicombat entre les dieux ment à tomber sur un «sous-Pokémon» du Bien et du Mal, il y a lorsque j’ai lancé le de quoi douter. La bataille jeu. Mais, très vite, ce ayant été tellement dévassentiment fut remtatrice, les dieux survivants placé par celui du bonheur : Pokémon se sont sacrifiés pour renDark Rising est cerdre santé au monde et tainement l’une des ressusciter les races dispameilleures hacks rues dans l’affrontement, Pokémon disponibles, peut-être même la pof, plus de dieux. meilleure… Vous trouvez cette équipe forte? Eh bien, vous n’êtes pas au bout de vos surprises… Enfin jusqu’au jour où, surprise, les forces du Maaaal se dressent à nouveau pour exercer un de leur passe-temps favori : détruire le monde. J’ai dans l’idée que ça doit être sacrément ennuyeux s’ils y parviennent, enfin, passons. Nous débutons l’épopée avec Leonhardt, un général évidemment sous-âgé pour occuper cette fonction puisque nous sommes dans un J-RPG et qu’il est le leader de la première génération. Leo n’est pas trop d’accord quant à la guerre menée par sa nation, Gridamas, et tourne casaque pour sauver une loli elfe qu’il ne connaît ni d’Eve ni d’Adam. En continuant à la protéger, il se fait hélas powned par le Chevalier Noir, qui, comme tout bon méchant, ne se donne pas la peine de l’achever. Et, paf ! Entrée en scène de la femme deus ex machina, qui lui propose de lui redonner la vie pour qu’il continue à protéger l’elfe, pour peu que Leo l’aide à combattre le Mal. Oh, et il faut également qu’il lui offre tous ses enfants après lui. Ma foi, deal ! Leo et l’équipe qu’il recrute au passage, don un type portant le bracelet qui pourrait redonner tout son pouvoir au seigneur des Ténèbres, Summerill (littéralement « maladie d’été », on se sent bien intimidé), repoussent donc le Chevalier Noir et compagnie, Leo est sacrifié peu de temps après avoir copulé avec une de trois dulcinées disponibles, afin de sceller la tour des ténèbres du continent. Ellipses temporelles, quatre autres continents, quatre autres corniauds condamnés à faire la même chose, quatre autres piliers à sceller. Pour le bien de l’aperçu je n’ai fini que la première génération, mais j’ai le sentiment qu’il n’y aura guère de retournement de situation par la suite. Il y a de bons moments et le tout n’est pas mal écrit, mais la trame elle-même a une richesse proportionnelle au degré d’habillement global des personnages féminins. Je vous renvoie à l’image de Dyshana. Et quand j’ai mentionné une fiancé à choisir parmi trois, c’est quelque chose revenant à chaque fois, influencé par des évènements et certains choix de dialogues, vous pourrez choisir celle avec qui le marqueur d’affection sera le plus haut (parfois il y aura ballottage, à vous de trancher). Agarest n’a rien d’un eroge ou même d’une simulation de flirt, mais ce côté romance reste trop léger pour qu’on s’y intéresse vraiment, et une différente femme signifiera surtout des stats différentes, et une apparence autre, pour le prochain descendant. Car, il serait temps que je le précise, Agarest est un T-RPG. Un affrontement commence par une phase de déplacement et d’orientation de chaque perso selon un point cardinal, puis une phase d’attaque où vous planifiez vos actions. Ensuite, la baston commence, le tour étant défini par la vitesse de chaque unité et le nombre d’AP qu’il a en réserve. PixaRom magazine    23