PixaRom N°3 | Page 22

Aperçus Pokémon Dark Rising Alors forcément à force de faire jouer l’ordi à ma place, en s’équipant bien comme il faut et en gardant toujours une bonne équipe polyvalente, il finit par devenir rapidement efficace et presque tout les combats ce font sans le moindre souci. Rendant alors une grande partie des affrontements complètement bidon ! Néanmoins, le jeu vous forcera à exploiter vos recrues car il possède quelques combats entre armées, remplaçant les guerres des anciens opus. Rien de bien particulier, en gros votre château se fait attaquer de toute part et il faut alors former plusieurs équipes de combat. Le scénario vous fait alors incarner tour à tour un groupe, c’est là où on s’aperçoit que laisser les autres sans entraînement s’avère être délicat. Heureusement, des personnages au faible niveau peuvent très rapidement rattraper leur retard si on les intègre dans un groupe puissant, ils récolteront alors un gros bonus d’XP. Mais ne perdez pas espoir, mis à part son Gameplay moyen, le jeu à une superbe technique. Si les personnages ont une modélisation 3D SD (super deformed = petit corps et grosse tête) assez laide pour la plupart, les décors en 2D sont magnifiques et fourmillent de détails. Le Chara design est bon et plutôt inspiré et il arrive qu’il y ait de jolis effets de caméra lors des combats. Les cinématiques sont d’un très bon acabit et à plusieurs reprise je m’en revisionnais certaines. En ce qui concerne la bande-son, pas de problèmes. Certaines musiques sont correctes mais d’autres sont très belles et mémorables, que ce soit la plaine de Citro avec son air de flûte qui donne envie de s’évader ou encore le très épique morceau de violon lorsqu’on compose ses équipes avant l’attaque du QG. Le doublage anglais est tout aussi bon, point de soucis. En conclusion, Suikoden Tierkreis est mon premier de la série et je n’en suis pas déçu. Si à jouer le soft est moyen, le trio scénario-graphisme-musique rend le jeu vraiment bon, certes ce n’est pas le meilleur RPG qui existe, mais c’est l’un des meilleurs que vous puissiez avoir sur DS, à posséder, donc. Aller… un p’tit extrait audio sur la musique au violon : 22    PixaRom magazine Ça, c’est un regard qui tue… L ’univers de Pokémon ne m’a jamais attiré, enfin, pas plus que ça… De plus, lorsque l’on sait que la plupart des hacks Pokémon ont été créées par un simple enfant de 12 ans qui croit tout connaître sur l’industrie vidéoludique, on n’a pas particulièrement l’envie de commencer une «nouvelle aventure» ! Mais c’était sans compter ma chance incroyable qui décida que je devrais m’attarder sur, peut-être, la meilleur hack Pokémon disponible sur RomStation… Alors, préparez vos Pokéballs et rentrez dans le monde des Pokémon! Pourtant, le jeu ne commençait pas forcément bien : vous vous réveillez après avoir fait un étrange rêve dans lequel Arcéus vous dit que vous devez sauver le monde de l’emprise de Darugis. Vous parlez avec votre mère qui vous dit à quel point elle se sent triste de devoir vous quitter et… Attendez… Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Si, le moment où votre mère, dans Pokémon 1G, vous indique à quel point la vie ne sera plus jamais la même sans vous. Et c’est l’un des premiers bons points de cette hack : le développeur réutilise à sa manière certains dialogues du jeu d’origine pour des moments nostalgiques et souvent pour parler des «lacunes» scénaristiques dont était doté le premier opus. On sent le connaisseur de la série et surtout, on sent que le développeur ne voue pas un culte au jeu, n’hésitant pas à le rabaisser à l’aide de quelques phrases provenant des PNJ. Bref, juste avant de sortir de la maison, vous rencontrez votre ami de toujours, et non votre rival… Il vous emmène au prof. Ivan qui vous donne votre premier Pokémon. Vous vous demandez lequel on reçoit ? C’est simple, vous avez le choix entre trois Pokémons de type dragon… Quoi ?! Ceux qui connaissent suffisamment bien la série savent très bien que les Pokémons dragon ont, de tout temps (exceptés la 1G et la 6G), dominés le match-up. Et, si l’on peut penser qu’il s’agit d’un choix de fans inconsidéré (ce qui ne serait pas en rapport avec ce que j’ai écrit audessus), la décision de choisir entre trois Pokémons dragon différents est utile, vu ce que vous offre le jeu. Je ne m’attarderais pas longtemps sur le scénario mais sachez une chose : vous allez devoir sauver le monde en arrêtant Darugis, un Pokémon légendaire très puissant et malveillant (un peu comme Darkrai mais en moins classe). Lors de votre quête, vous allez vous entourer d’amis et d’ennemis qui rajouteront un énorme background à l’histoire, qui est pas mal… Comment ? Un bon scénario dans un Pokémon? C’est pas possible ! Et bien si, mes chers amis. Le jeu est, ici, beaucoup plus focalisé sur l’histoire que tous les autres opus de la série. Ce qui n’est absolument pas un mal, croyez-le bien. L’autre aspect très développé dans le jeu, c’est la difficulté : la hack est dure et vous en fera baver… La capture de Pokémons est, certes largement délaissée au profit de l’histoire mais elle est toujours là et vous allez pouvoir attraper tous les Pokémons existants entre la 1ère et la 5ème génération, mais ceux que vous rencontrerez seront tout de même forts et résisteront assez bien à la Pokéball. Le pire survient avec les combats de dresseurs : ceux-ci n’hésitent pas à mettre la barre haute dès le début. Ainsi, si vous commencez le jeu avec, certes, un Pokémon dragon, vous allez très vite vous rendre que leur incroyable supériorité élémentaire est plus qu’un atout pour vous quand vous voyez que l’un des premiers dresseurs à battre est doté de Pokémon de niveau 10, alors que vous n’êtes que niveau 5… Très rapidement, les combats vont s’enchaîner, certains même s’activeront à la suite, sans interruption (le combat contre Kuyrem Noir puis Kyurem Blanc en est le parfait exemple). Sans compter que l’intelligence à été remaniée pour pouvoir vous offrir un vrai challenge, comme il en existe trop peu dans cette série…