PixaRom N°3 | Page 21

Aperçus Voir le héros évoluer et se retrouver à la tête d’un royaume est intéressant, les cinématiques sont superbe et renforcent les scènes-clefs, les retournements de situation sont là et cette histoire ayant pour thématique le destin me plaît bien. Grâce à sa très nombreuse galerie de personnage tous plus ou moins charismatiques, Suikoden Tierkreis possède un scénario qui a de quoi plaire. Comme chaque jeu de la série vous pourrez, à la fin, avoir 108 personnages. Si certains s’obtiennent automatiquement au rythme de la progression, les autres sont cachés plus ou moins subtilement. C’est à la fois un bon point car cela force le joueur à tout compléter s’il veut voir la vraie fin, mais c’est aussi un mauvais point dans le sens où certain ne s’obtiennent qu’à des moments précis et si on ne le sait pas, on est bon pour tout recommencer. C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai toujours pas fini le jeu, j’ai la flemme de tout refaire à zéro. Ces moments peuvent être des missions ou alors, il faudra revisiter une zone à un moment précis ou avec un autre personnage précis. Vu ce que j’ai fais et les quelques solutions que j’ai zieuté, je ne dois plus être très loin de la fin, ce qui fait, sans trop s’embarquer dans les quêtes annexe, une durée de vie d’environs trente heures, banco ! À part ces missions et les personnages secondaires, il n’y a pas beaucoup d’autre quêtes, mais en soit c’est déjà un sacré morceau. Vous pourrez néanmoins trouver des petits donjons bonus où les ennemis sont plus coriaces que ceux de la zone environnante. Concernant le Gameplay, c’est là qu’arrivent tous les problèmes. Que ce soit l’exploration ennuyante ou les combats peu intéressants. Explication : la carte est constituée d’une vingtaine de zones, il suffira à l’aide d’un curseur de choisir sa destination. Il en existe trois sortes : les villages où vous pourrez discuter avec des PNJ, faire avancer l’histoire ou faire des emplettes. Contrairement à d’autres jeux du genre, vous ne pouvez pas vous balader librement mais par le biais d’une liste choisir la maison à visiter ou la rue, ce qui raccourcit les allersretours, tout ça. pouvez pas vous balader librement mais par le biais d’une liste choisir la maison à visiter ou la rue, ce qui raccourcit les allers-retours, tout ça. Enfin viennent les deux gros morceaux : les zones ouvertes et les donjons. Les premières sont classiques, très old school, vous vous baladez sur un morceau de carte, du coup vous pouvez vous rendre dans des donjons ou des villages, il faudra passer par là avant d’y avoir accès directement sur la carte globale. Les donjons quant à eux sont des labyrinthes plus ou moins complexes avec des coffres. Ces deux types de zones pullulent de combats aléatoires au tour. Déjà l’exploration est banale mais en plus le héros est lent et les combats sont nombreux… A gauche un magnifique château, à droite... vous savez… Concernant ces derniers, donc, c’est hélas du très classique avec un poil d’originalité mais pas assez pour rendre les affrontements uniques. Vous avez une équipe de cinq personnages : quatre en combat et un cinquième (facultatif ) en retrait qui sert à donner un bonus à l’équipe. Seuls quelques personnages le peuvent. Ensuite, l’autre particularité c’est que vous n’avez pas accès à toute sorte de magie, chaque personnage à un ou deux sorts qui lui sont associés. Autre élément intéressant, certains personnages peuvent fonctionner en équipe, selon leur histoire, ce qui permet d’effectuer des attaques en groupe plus efficace qu’une multitude d’attaques simple. Enfin dernier élément, vos personnages peuvent être disposés sur deux rangs : avant permet de faire plus de dégât mais vous aurez forcément les attaques ennemies, tandis qu’en étant à l’arrière vous serez moins fort mais si vous placez votre personnage derrière un autre, cela permet d’être très bien protégé. Il faudra aussi faire attention aux armes utilisées, certaines ne sont pas utilisables lorsqu’un personnage est au second rang. Vous allez me dire : « mais ça permet plein de stratégie tous ces trucs-là ! » Ça pourrait… si la difficulté était là. A par se soigner et quelques sorts, j’utilise exclusivement des attaque physiques, il y a même l’option : combat automatique. PixaRom magazine    21