PixaRom N°3 | Seite 24

Aperçus www.romstation.fr Chaque personnage a une zone d’effet selon un pattern propre, si d’autres personnages sont sur les cases de ce pattern, ils sont liés, ce qui donne des bonus et permet de faire des attaques conjointes, même si un personnage est normalement trop loin d’un ennemi pour ça. Vous disposez d’attaques physiques, magiques, au contact ou à distance, de combo avec des effets supplémentaires, de techniques s’activant si une unité est suffisamment blessée ou qu’il y a eu assez de décès sur le champ de bataille... Chaque victoire donne de l’XP, de l’or et des points pour pouvoir améliorer vos armes. Vous trouverez donc dans les villes boutique, forge (avec possibilité de créer ses propres armes), guilde des aventuriers (pour débloquer des titres et échanger un autre type de points contre des objets), guilde des monstres si vous avez vraiment envie d’expérimenter avec ça, sachant que votre équipe comporte six persos max et que ceux sur la touche ne gagnent pas d’expérience. Cela peut paraître assez riche, mais dans le faits ça reste moyen car les possibilités tactiques ne sont pas faramineuses (on est loin de tous les jobs d’un FF tactics). De plus, lorsqu’on fait attention au multiplicateur de combat qui vous donne des bonus, il est assez atterrant de constater que pour presque tout combat, le rang S réclame de le finir en un tour. D’un autre côté, les maps sont minuscules et le soft ne marchant pas par chapitre mais avec une carte du monde à arpenter, vous serez forcé pour aller d’un point A à un point B de passer parfois jusqu’à quatre batailles presque identiques. Quant aux batailles de boss, c’est à peine plus brillant : vous encaissez deux ou trois batailles « normales » un peu plus corsées d’affilée, sans pouvoir soigner entre les escarmouches, avant d’affronter le ou les boss, qui font surtout figure de mob avec plus de PV et des techniques faisant plus de dégâts. Sans mentir, j’ai eu l’impression parfois d’être dans un hack’n’slash au tour par tour, et Agarest commet l’un des plus grands péchés pour un jeu vidéo : il est susceptible de provoquer beaucoup d’ennui. Même la bata ille la plus simple devient fastidieuse avec son découpage bien moins fluide que dans un Fire Emblem. Les explorations de donjon, excuse pour combats aléatoires sans « dépenser » un tour sur la map, se passent dans 24    PixaRom magazine des environnements 3D moches à souhait avec des coffres contenant de maigres butins. Si les artworks sont biens, ceux de décor sont ridiculement peu variés et ceux des maps, en 3D, sont laids. Quant à la musique d’orgue, c’est bien épique, mais les deux mêmes thèmes en boucle, ça lasse rapidement. Agarest opte pour un mauvaise compromis : il n’a ni la liberté d’un FFTA (même s’il y a des embranchements à certains endroits) ni la force narrative d’un Fire Emblem découpé en chapitres. Ne parlons des DLC qui offrent par exemple des armes capables d’exploser toute résistance adverse. J’ai essayé avec et sans (plusieurs DLC étaient inclus sans que je le sache dans la promo) et cela restait bien morne d’un côté ou de l’autre. Alors certes, le jeu peut se montrer bien long, surtout sans armes cheatées (35-40h) mais quel est l’intérêt de passer une centaine d’heures dans des batailles aussi répétitives ? Ce n’est pas le scénario qui va sauver le tout, ou la gadget romance (et parfois creepy : Elaine qui demande d’être prise par Leo, wow). Le principe même des cinq générations est exploité d’une façon très artificielle et ne sert qu’à rallonger une sauce fade. Ce n’est pas dans mes habitudes de laisser un jeu sans le finir, mais je ne vous recommande vraiment pas Agarest, à moins d’être réellement à la fois patient, tolérant, et grand fan de T-RPG.