PixaRom N°3 | Page 132

PORTAIL MULTIPLAN HEROQUEST ~ Par Lord Dagan et son bouc maléfique ~ De tout temps, j’ai toujours eu le goût du jeu. Peu importe sous quelle forme. J’apprécie autant de jouer aux cartes, qu’aux jeux vidéo, jeux de plateaux, dés, femmes... Mais comme toute forme de loisirs, il existe l’élément déclencheur, LE jeu qui passe avant tout les autres. Heroquest est de cette trempe. H eroquest est à mi-chemin entre le jeu de table classique et le jeu de rôle, ce qui est finalement assez normal, puisqu’il se passe dans le monde de Warhammer. Une sorte d’initiation de base, un peu à la manière des livres dont vous êtes le héros, qui étaient en vogue à l’époque. Nos chères consoles n’avaient pas encore supplanté tout ce joli monde. Heroquest peut paraître désuet de nos jours, mais on lui pardonnera : il a 25 ans d’âge (je viens de me mettre un Mais la magie opère surtout à l’ouverture, lorsqu’on se rend compte de la richesse du contenu. Encore une fois, cela vous paraîtra démodé avec les jeux actuels, mais pensez à le remettre dans le contexte de l’époque, où on n’en avait pas plein les yeux avec des graphismes photo-réalistes, et où l’imagination restait essentielle pour profiter pleinement de l’expérience. Outre le plateau de jeu simulant la surface d’un donjon, vous avez un écran pour le maître de jeu, les deux livrets - un pour les règles, un pour les quêtes - près de 70 cartes divisées en sous catégories, un bloc de feuilles de personnage, des dés - normaux et spéciaux - des jetons cartonnés pour simuler des éléments du décor... Mais j’oublie le principal : une trentaine de figurines pouvant être peintes, et des éléments de mobiliers « 3D ». Il n’y a rien à redire, un tel matériel donne envie d’y jouer, là, maintenant. Alors certes, les rôlistes vont trouver ça très léger. Et les réfracteurs au médiéval-fantastique vont rester de marbre. Mais pour les autres, vous allez passer de bien belles heures... Une fois les règles apprises ! coup de vieux tout seul !). Mais il garde un charme fou, rien que par sa finition exemplaire. C’est en 1989 que l’édition française sort, et nous allons, avant même d’ouvrir la boite, parler des défauts de cette édition, on en sera débarrassé. Les règles sont simplifiées, et les livrets plus moches, et les cartes aussi. Voilà, c’est dit, je reviendrais plus loin là-dessus. Maintenant, dévoilons cette fameuse boîte... qui claque bien sa pédicure avec son design typiquement des années 80. 132    PixaRom magazine Car même simplifiées, il va vous falloir les appréhender. Pas de panique, il est hors de question pour moi de vous faire la totale, je vais seulement les survoler. Un joueur sera le Sorcier - en gros, le vilain pas beau - et les autres joueurs (jusqu’à quatre) seront les héros, à savoir un nain, un barbare, un elfe et un enchanteur, chacun ayant ses propres caractéristiques. Le Sorcier choisit une quête, et les aventuriers devront la réussir. C’est simple, non ? Bien sur que non ! Seul le maître de jeu connaît la disposition du donjon -qui change à chaque quête – si bien que les joueurs doivent avancer avec prudence, afin de voir le plateau « prendre » vie, puisque seuls les éléments visibles sont mis en place.