PORTAIL MULTIPLAN
HEROQUEST
~ Par Lord Dagan et son bouc maléfique ~
De tout temps, j’ai toujours eu le goût du jeu. Peu
importe sous quelle forme. J’apprécie autant de jouer aux
cartes, qu’aux jeux vidéo, jeux de plateaux, dés, femmes...
Mais comme toute forme de loisirs, il existe l’élément
déclencheur, LE jeu qui passe avant tout les autres.
Heroquest est de cette trempe.
H
eroquest est à mi-chemin entre le jeu de table classique et
le jeu de rôle, ce qui est finalement assez normal, puisqu’il se passe
dans le monde de Warhammer. Une
sorte d’initiation de base, un peu à la
manière des livres dont vous êtes le
héros, qui étaient en vogue à l’époque.
Nos chères consoles n’avaient pas
encore supplanté tout ce joli monde.
Heroquest peut paraître désuet de
nos jours, mais on lui pardonnera : il
a 25 ans d’âge (je viens de me mettre
un
Mais la magie opère surtout à l’ouverture,
lorsqu’on se rend compte de la richesse du
contenu. Encore une fois, cela vous paraîtra
démodé avec les jeux actuels, mais pensez à
le remettre dans le contexte de l’époque, où
on n’en avait pas plein les yeux avec des graphismes photo-réalistes, et où l’imagination
restait essentielle pour profiter pleinement de
l’expérience.
Outre le plateau de jeu simulant la surface d’un
donjon, vous avez un écran pour le maître de
jeu, les deux livrets - un pour les règles, un pour
les quêtes - près de 70 cartes divisées en sous
catégories, un bloc de feuilles de personnage,
des dés - normaux et spéciaux - des
jetons cartonnés pour simuler des éléments du décor... Mais j’oublie le principal : une trentaine de figurines pouvant
être peintes, et des éléments de mobiliers « 3D ».
Il n’y a rien à redire, un tel matériel donne
envie d’y jouer, là, maintenant. Alors
certes, les rôlistes vont trouver ça très
léger. Et les réfracteurs au médiéval-fantastique vont rester de marbre. Mais pour
les autres, vous allez passer de bien belles
heures... Une fois les règles apprises !
coup de
vieux tout seul !).
Mais il garde un charme fou, rien que
par sa finition exemplaire.
C’est en 1989 que l’édition française
sort, et nous allons, avant même d’ouvrir la
boite, parler des défauts de cette édition, on
en sera débarrassé. Les règles sont simplifiées,
et les livrets plus moches, et les cartes aussi.
Voilà, c’est dit, je reviendrais plus loin là-dessus.
Maintenant, dévoilons cette fameuse boîte...
qui claque bien sa pédicure avec son design
typiquement des années 80.
132 PixaRom magazine
Car même simplifiées, il va vous falloir les
appréhender. Pas de panique, il est hors de
question pour moi de vous faire la totale, je vais
seulement les survoler.
Un joueur sera le Sorcier - en gros, le vilain pas
beau - et les autres joueurs (jusqu’à quatre) seront les héros, à savoir un nain, un barbare, un
elfe et un enchanteur, chacun ayant ses propres
caractéristiques. Le Sorcier choisit une quête, et
les aventuriers devront la réussir. C’est simple,
non ? Bien sur que non ! Seul le maître de jeu
connaît la disposition du donjon -qui change à
chaque quête – si bien que les joueurs doivent
avancer avec prudence, afin de voir le plateau
« prendre » vie, puisque seuls les éléments visibles sont mis en place.