PixaRom N°3 | Page 131

R PORTAIL MULTIPLAN éalisateur japonais qui avait maîtrisé le cinéma d’animation avec Perfect Blue, Paprika et qui nous a quitté en 2010, Satoshi Kon avait aussi crée une série avec le studio Madhouse (l’adaptation en animé de Trigun et Death Note) avec qui il avait déjà collaboré pour ses films. Né d’un concept de compilations de court-métrages, Paranoïa Agent est le résultat de plusieurs histoires différentes qui restent reliées par un seul élément: un meurtrier en série. Jeune conceptrice de poupées Kawaii, Tsukiko Sagi gagne beaucoup de succès grâce à Mamori, sa dernière création. Stressée par son employeur qui demande une seconde réussite, elle se fait agressée de façon anonyme dans la rue. Le lendemain, durant un interrogatoire avec la police, elle décrit son agresseur en tant qu’un jeune garçon à casquette qui porte des rollers dorés et une batte cassée. Très vite, la rumeur du « gamin à la batte » se répand et de plus en plus de victimes se font attaquer. La grande force de cette série se trouve dans la variété qu’il y a dans chaque épisode. Un épisode comique peut très bien suivre un autre se focalisant sur le thème de l’horreur psychologique. Cela va de même pour l’ambiance graphique de chaque épisode. On peut sentir une certaine ressemblance avec Perfect Blue ou Paprika surtout pour ce qui y est du thème du réel se mêlant au rêve et ce n’est pas étonnant venant de Kon. On retrouve des bonnes idées dans l’humour (quand un personnage cite un autre personnage, il y un changement de doublage de telle sorte qu’un homme a la voix d’une femme) qui arr