PORTAIL MULTIPLAN
enfin, jouée par les deux mêmes instruments : la batterie, qui a renforcée
son assurance et n’hésite pas à faire
parler sa caisse et la piano, qui, enfin,
peut parler avec la batterie, jouant
dans le même temps les accords
aigus et graves…
Cependant, ce dernier hésite
encore à trouver un sujet de conversation, comme s’il ne savait pas de
quoi discuter : quatre notes, aigues
et graves, répétées deux fois, lentement, à l’instar de celui qui piétine et qui
n’ose pas.
Puis, enfin, à 1:05, les notes aigues prennent la parole, pendant que les notes graves,
elle, ne bougent pas, renforçant le pourparler des notes hautes. La discussion prend vie
sous nos yeux, la batterie reprenant le sujet
de la conversation lorsque le piano se perd
dans ses paroles… Finalement, à 1:25, le
piano se perd tellement dans ses idées qu’il
se met à parler avec lui-même, à réfléchir
sur ses prochaines paroles : les notes graves
prennent forme, devenant plus nombreuses,
comme pour influencer la pensée des notes
aigues, qui, elles, correspondent à la parole
de la musique, la batterie jouant toujours
calmement, tranquillement, comme le ferait
toute montagne reposante... Puis, 6 secondes plus tard, la batterie s’éteint, ne laissant
que les cymbales servir de fond sonore à la
conversation ayant tourné au ridicule, les
notes aigues du piano s’étant laissée dictées
par les notes basses, plutôt plus froides, violentes que ne sont l’amabilité et la sympathie
qu’inspirent les notes hautes.
Malgré tout, on entend quand même une
note aigue, jouée entre chaque note grave
et ce sont ces notes aigues qui retiennent
l’attention de la montagne… C’est alors qu’à
1:48, les notes aigues reprennent le dessus,
remplaçant l’absurdité de ces précédents
propos.
Mais, les notes graves sont toujours là et
dirigent quand même un semblant de notes
hautes… Cependant, la montagne perçoit
le changement qui se fait dans la discussion générale et décide alors de changer
d’instrumentation.
Elle devient plus intime, plus proche
tout en gardant une certaine distance via
l’utilisation du triangle. Malheureusement,
douze secondes plus tard, les notes graves prennent l’avantage, supplantant
entièrement aux notes aigues…
La batterie, elle, se retire et ne laisse
apparaître qu’un léger battement très rapide
qu’on entend que si l’on tend l’oreille…
Seulement, à 2:18, les notes aigues
revien