PixaRom N°3 | Page 117

PORTAIL MULTIPLAN enfin, jouée par les deux mêmes instruments : la batterie, qui a renforcée son assurance et n’hésite pas à faire parler sa caisse et la piano, qui, enfin, peut parler avec la batterie, jouant dans le même temps les accords aigus et graves… Cependant, ce dernier hésite encore à trouver un sujet de conversation, comme s’il ne savait pas de quoi discuter : quatre notes, aigues et graves, répétées deux fois, lentement, à l’instar de celui qui piétine et qui n’ose pas. Puis, enfin, à 1:05, les notes aigues prennent la parole, pendant que les notes graves, elle, ne bougent pas, renforçant le pourparler des notes hautes. La discussion prend vie sous nos yeux, la batterie reprenant le sujet de la conversation lorsque le piano se perd dans ses paroles… Finalement, à 1:25, le piano se perd tellement dans ses idées qu’il se met à parler avec lui-même, à réfléchir sur ses prochaines paroles : les notes graves prennent forme, devenant plus nombreuses, comme pour influencer la pensée des notes aigues, qui, elles, correspondent à la parole de la musique, la batterie jouant toujours calmement, tranquillement, comme le ferait toute montagne reposante... Puis, 6 secondes plus tard, la batterie s’éteint, ne laissant que les cymbales servir de fond sonore à la conversation ayant tourné au ridicule, les notes aigues du piano s’étant laissée dictées par les notes basses, plutôt plus froides, violentes que ne sont l’amabilité et la sympathie qu’inspirent les notes hautes. Malgré tout, on entend quand même une note aigue, jouée entre chaque note grave et ce sont ces notes aigues qui retiennent l’attention de la montagne… C’est alors qu’à 1:48, les notes aigues reprennent le dessus, remplaçant l’absurdité de ces précédents propos. Mais, les notes graves sont toujours là et dirigent quand même un semblant de notes hautes… Cependant, la montagne perçoit le changement qui se fait dans la discussion générale et décide alors de changer d’instrumentation. Elle devient plus intime, plus proche tout en gardant une certaine distance via l’utilisation du triangle. Malheureusement, douze secondes plus tard, les notes graves prennent l’avantage, supplantant entièrement aux notes aigues… La batterie, elle, se retire et ne laisse apparaître qu’un léger battement très rapide qu’on entend que si l’on tend l’oreille… Seulement, à 2:18, les notes aigues revien