PORTAIL MULTIPLAN
Dit ommolluptia
X
enoblade Chronicles, certainement le dernier vrai jeu de la Wii…
Développé par Monolith Soft, le
jeu nous transporte dans un monde où
deux peuples se battent pour leur survie : les
Homz contre les Mékons.
Ces deux peuples vivent sur des titans
s’étant, à l’aube du temps, affronter. Bionis et
Mékonis étaient leurs noms…
Vous contrôlez donc Shulk, un homz,
qui, après une attaque des Mékons sur sa
ville, part à la recherche des ces derniers
dans le but de se venger. Accompagné par
ses amis, il va devoir traverser de nombreux
lieux somptueux dans lesquels circulent
des monstres pas forcément pacifiques !
Traversant le corps de Bionis pour se rendre
à la forteresse où se terre la totalité des
Mékons, il passera par l’endroit qui nous
intéresse : les Massifs Valak…
Si Xenoblade Chronicles a fait tant de
bruit lors de sa sortie, c’est pour de nombreuses raisons. La première, celle qui se voit
dans le titre, est l’énorme ressemblance avec
une série de RPG trouvables sur PlayStation
et PlayStation 2 : Xenogears et Xenosaga.
En effet, si le jeu a été nommé ainsi,
c’est en référence à son scénariste : Tetsuya
Takahashi. L’homme s’était déjà occupé
116 PixaRom magazine
du scénario des jeux précédemment cités,
notamment célèbre pour la qualité de leur
histoire. Il n’aura pas non plus chômé pour
ce soft ! Une autre raison à cet engouement
est le jeu en lui-même : les graphismes, le
gameplay et la bande-son…
Xenoblade Chronicles est
(presque)
exempt de défauts, ne décevant jamais et
surtout, nous transportant dans un monde
totalement en dehors du nôtre. Et la musique n’y est pas pour rien. Composée par
Yoko Shimomura (Breath of Fire, Super Mario
RPG, Kingdom Hearts, Final Fantasy XV),
Manami Kiyota (qui correspond à son premier vrai travail en musique vidéoludique)
et ACE+ (un groupe de trois personnes ayant
déjà travaillé sur Xenogears), la bande-son
du jeu jouera avec nous, alternant entre ces
phases enjouées et reposantes, épiques et
relaxantes, tristes et puissantes…
Celle qui nous intéresse aujourd’hui a été
composée par ACE+ et se trouve être l’une
des plus belles du soft.
Dès le début, la musique nous intrigue.
Les quatre notes jouées au piano, seules,
perdues face à l’immensité enneigée de
la montagne laissent pantois. On se rend
tout de suite compte que cette musique va
profiter de la beauté du décor pour le rendre
encore plus majestueux. Puis un blanc…
Pendant 7 secondes, plus rien…
Comme si la musique attendait la
réponse de la montagne pour pouvoir continuer… La réponse ne venant pas, elle
réitère, cette fois, en y mettant un peu plus
de fermeté et d’insistance avec une note
se rajoutant à la dernière. Puis, encore une
fois, l’attente. Et c’est alors qu’on perçoit la
réponse du col, jouée par la batterie, timide,
hésitante.
Comme si le massif avait peur de la suite
de la musique, comme s’il s’inquiétait… C’est
alors que, sentant l’hésitation de la batterie,
le piano surenchérit, s’harmonisant avec la
percussion, pour lui prouver tout le bien
qu’elle lui veut.
Cet échange dure jusqu’à la 40e seconde.
Puis, sentant sa tentative de discussion
échouée, le piano tente un ultime appel, sa
dernière chance. Quatre notes, répétées
deux fois, très aigues, très rapprochées, qui
ne laissent plus le temps au mont de réfléchir.
Le piano entend un faible son ténu provenant de la batterie, surprise, ne sachant
que faire et faisant ce qui lui semblait juste
de faire : répondre en bonne et due forme au
piano. A la 50e seconde, la mélodie débute