PixaRom N°3 | Page 116

PORTAIL MULTIPLAN Dit ommolluptia X enoblade Chronicles, certainement le dernier vrai jeu de la Wii… Développé par Monolith Soft, le jeu nous transporte dans un monde où deux peuples se battent pour leur survie : les Homz contre les Mékons. Ces deux peuples vivent sur des titans s’étant, à l’aube du temps, affronter. Bionis et Mékonis étaient leurs noms… Vous contrôlez donc Shulk, un homz, qui, après une attaque des Mékons sur sa ville, part à la recherche des ces derniers dans le but de se venger. Accompagné par ses amis, il va devoir traverser de nombreux lieux somptueux dans lesquels circulent des monstres pas forcément pacifiques ! Traversant le corps de Bionis pour se rendre à la forteresse où se terre la totalité des Mékons, il passera par l’endroit qui nous intéresse : les Massifs Valak… Si Xenoblade Chronicles a fait tant de bruit lors de sa sortie, c’est pour de nombreuses raisons. La première, celle qui se voit dans le titre, est l’énorme ressemblance avec une série de RPG trouvables sur PlayStation et PlayStation 2 : Xenogears et Xenosaga. En effet, si le jeu a été nommé ainsi, c’est en référence à son scénariste : Tetsuya Takahashi. L’homme s’était déjà occupé 116    PixaRom magazine du scénario des jeux précédemment cités, notamment célèbre pour la qualité de leur histoire. Il n’aura pas non plus chômé pour ce soft ! Une autre raison à cet engouement est le jeu en lui-même : les graphismes, le gameplay et la bande-son… Xenoblade Chronicles est (presque) exempt de défauts, ne décevant jamais et surtout, nous transportant dans un monde totalement en dehors du nôtre. Et la musique n’y est pas pour rien. Composée par Yoko Shimomura (Breath of Fire, Super Mario RPG, Kingdom Hearts, Final Fantasy XV), Manami Kiyota (qui correspond à son premier vrai travail en musique vidéoludique) et ACE+ (un groupe de trois personnes ayant déjà travaillé sur Xenogears), la bande-son du jeu jouera avec nous, alternant entre ces phases enjouées et reposantes, épiques et relaxantes, tristes et puissantes… Celle qui nous intéresse aujourd’hui a été composée par ACE+ et se trouve être l’une des plus belles du soft. Dès le début, la musique nous intrigue. Les quatre notes jouées au piano, seules, perdues face à l’immensité enneigée de la montagne laissent pantois. On se rend tout de suite compte que cette musique va profiter de la beauté du décor pour le rendre encore plus majestueux. Puis un blanc… Pendant 7 secondes, plus rien… Comme si la musique attendait la réponse de la montagne pour pouvoir continuer… La réponse ne venant pas, elle réitère, cette fois, en y mettant un peu plus de fermeté et d’insistance avec une note se rajoutant à la dernière. Puis, encore une fois, l’attente. Et c’est alors qu’on perçoit la réponse du col, jouée par la batterie, timide, hésitante. Comme si le massif avait peur de la suite de la musique, comme s’il s’inquiétait… C’est alors que, sentant l’hésitation de la batterie, le piano surenchérit, s’harmonisant avec la percussion, pour lui prouver tout le bien qu’elle lui veut. Cet échange dure jusqu’à la 40e seconde. Puis, sentant sa tentative de discussion échouée, le piano tente un ultime appel, sa dernière chance. Quatre notes, répétées deux fois, très aigues, très rapprochées, qui ne laissent plus le temps au mont de réfléchir. Le piano entend un faible son ténu provenant de la batterie, surprise, ne sachant que faire et faisant ce qui lui semblait juste de faire : répondre en bonne et due forme au piano. A la 50e seconde, la mélodie débute