60
courbes du pont. Celles-ci avait en son centre
une statue patriotique accompagnée d’une
écharpe tricolore. Je m’accoudai à cette
balustrade et admirais la tour Eiffel, cette
dame de fer qui symbolisait la ville lumière.
Paris semblait être une ville idéale et protégée.
La capitale était paisible et en paix.
Pendant la nuit du vendredi 13 novembre :
Les derniers rayons rougeâtres
du soleil s’étaient éteints
doucement. J’étais assis sur ce
banc noirci par la nuit sous ce
pont. Il était de fer, et orné de
barrière du même matériau, qui
ressemblait à un amoncellement
de vague sur la grève. Le soleil
s’était endormi il y a quelques
heures et je demeurai ici, sur ce siège. Les lanternes de lumières
blanches s’étaient allumées sur le pont, et la Tour Eiffel, dorée,
brillait de milles feux. Ces clartés annihilèrent les ténèbres qui
emplissaient mon esprit. Ma solitude me laissa penser en paix, à
part pour les moments où le métro
venait troubler ma méditation. Ce petit
coin du 15ème arrondissement de Paris
était très chaleureux. Les quelques
automobiles qui traversaient le pont à
cette heure m’aveuglaient de leurs
phares, et m’assourdissaient de leurs
klaxons. J’avais lu dans un livre que
cette structure sous laquelle je me
trouvai, avait été renommée d’après la
bataille de Bir-Hakeim. Auparavant, il
se nommait Pont de Passy, référence au quartier dans lequel il se
trouvait. Je me levai et me dirigeai vers l’arc de cercle qui