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Avant le 13 novembre 2015 :
Ce matin là, Paris mettait une
paresse souriante à se lever. Je
regardais, depuis ce banc
archaïque, le pont de Bir-Hakeim
que je trouvais si beau. Les
multiples boiseries qui ornaient le
pont le rendaient symbolique, le
rendant si singulier à mes yeux.
Les deux piliers, que je voyais aussi comme des supports,
portaient ce pont bravement. Les cyclistes du dimanche
roulaient au pas tout au long de la route qu’offrait le pont. Ils
s’arrêtaient, ici et là, pour admirer la vue
magnifique de la capitale ou encore
respirer l’air froid qui habitait le chemin. Je
voyais, le dimanche le plus souvent, de
jeunes mariés prendre des photos devant la
tour Eiffel qui s’élevait dans le ciel
interminablement. Quelle douceur, les
arbres qui m’entouraient n’avaient plus que
quelques feuilles sur leurs branches tant
l’hiver approchait à grands pas. Il
m’arrivait fréquemment de rester là, sur ce
même banc, pendant plusieurs heures sans décrocher mon
regard du quartier qui entourait le pont, ce quartier qui ne
cessait de me faire découvrir de nouvelles choses chaque fois que
je le contemplais. La nuit, le faubourg était vide. Je ne voyais
plus que le métro qui passait toutes les quelques minutes. Le
pont n’était jamais obscur : des lampes
illuminaient le passage cyclable et la
route. Ce pont avait aussi une utilité
bien précise pour les habitants de la
capitale, il rejoignait le quinzième
arrondissement
et
le
seizième
arrond