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définissait le milieu du viaduc, de l’autre côté du pont. Je m’assis
sur le bord de la balustrade, contemplant cette prouesse
architecturale. Un homme de pierre ainsi que son destrier me
faisaient face, m’octroyant une vue parfaite sur l’édifice. Je
m’approchai de la plaque de bronze. Il était marqué que cette
statue avait été érigée en l’honneur des français libres qui
moururent lors de la deuxième grande guerre. Soudainement,
une brise frappa ma main froide. Un mauvais pressentiment
m’envahit. Je ne parvint plus à me concentrer. Le vent continua
de siffler tandis que les nuages se mirent à recouvrir le ciel. Plus
aucune voiture ne traversa le pont. Plus de métro roulant sur les
rails. Les lumières blafardes ne projetèrent que des ténèbres.
L'atmosphère calme devint terreur. Les vaguelettes qui ornaient
le pont devinrent tempêtes. Je vis au loin, sur le très grand écran
du bistro sur ma gauche, des images choquantes.
Le sang coulait au cœur de Paris.