L'éclaireur n°15 | 页面 24

Cette surconsommation et surtout

surproduction a des conséquences

diverses

La multitude d’étapes nécessaires à la

confection d’un vêtement participe au

lourd bilan environnemental de

l’industrie de la mode : production de

matières premières, transformation

(teinture et ennoblissement),

transport. Chaque étape de confection

entraîne une pollution des sols et des

eaux, et une consommation d’eau et

d’énergie dans des quantités

irraisonnées. Pour une seule tonne de

textile produite, 200 tonnes d’eau

sont polluées. Le secteur textile est le

plus polluant au monde derrière le

pétrole. La durée de vie d’un

vêtement de fast fashion est donc de

courte durée. Concrètement, 4

millions de tonnes de produits

textiles finissent à la poubelle chaque

année en Europe.

Photo by Ethan Bodnar on Unsplash

Mais la mode en ligne joue aussi un

grand rôle dans la pollution de l’air.

Elle représente 1/3 des livraisons et

10 % des émissions de gaz à effets de

serre de tous les transports. Les pires

modes de livraisons sont les livraisons

en moins de 24h qui coûtent encore

plus en termes de pollution.

Nous sommes comme voués à la fast fashion

Les marques ont compris que pour

toucher un plus grand public, plus

jeune, il fallait faire appel aux

influenceurs qui permettent de créer

une relation personnelle avec

l’utilisateur. Les influenceurs sont les

stars de cette nouvelle forme de

publicité. De plus, la publicité revient

trop chère aux entreprises alors cette

alternative est la meilleure à suivre.

Les réseaux sociaux suppriment tous

les points de friction qui pourraient

faire réfléchir et refuser le

consommateur d’acheter. La rareté

d’un produit (série limitée par

exemple) influence nos décisions en

suscitant un sentiment d’urgence.

Photo by Ethan Bodnar on Unsplash

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