Ce phénomène permet d’améliorer l’image de soi. Aussi, la fast fashion est l’activité du secteur textile qui engendre les plus grosses sommes d’argent. En effet, les géants de la fast fashion accumulent des millions. Néanmoins, cela favorise une économie informelle et de la précarité. Cette mode jetable tend à creuser les inégalités sociales et de genre, et a des conséquences très négatives sur la planète. L’impact social, sanitaire et environnemental désastreux de l’industrie de la fast fashion est bien visible : surproduction, surconsommation, exploitation des travailleurs.
La fast fashion à son apogée
Les quantités achetées de vêtements jetables ont pratiquement doublé depuis les années 2000 en Europe. 56 millions de tonnes de vêtements sont vendues chaque année. L’industrie textile augmente de manière exponentielle, d’ici à 2030, elle aura grossit de 60 %. Par conséquent, l’habillement qui représentait le tiers du budget des ménages au milieu du siècle dernier n’en représente plus que 5 % actuellement, avec des prix toujours plus bas.
Qu’en est-il du marché en ligne ?
Boohoo est devenu le géant de la fast fashion en ligne avec un chiffre d'affaires qui a frôlé le milliard d’euros en 2019. Le processus de commande de livraison est de douze jours, soit deux fois plus rapide que Zara, ce qui crée une concurrence non négligeable. Le plus gros centre de production au Royaume Uni, Leicester, se consacre à la production des articles Boohoo. Si l’entreprise réalise de gros bénéfices tout comme Zara, ses usines sont cependant délabrées, les fenêtres obstruées et les locaux non chauffés. De plus, les employés qui y travaillent (majoritairement d’origines étrangères) sont payés 3€ de l’heure, ce qui n’équivaut même pas à la moitié du salaire minimum au Royaume Uni, une procédure illégale. Cette main-d'œuvre est précaire et fragile. Les ouvriers sont payés à la commande et peuvent parfois travailler la nuit, ils peuvent aussi être renvoyés chez eux, sans indemnité lorsqu’il n’y a pas de commandes. Les industries textiles, soucieuses de l’opinion publique, prétendent vouloir changer de visage avec un modèle de mode écologique avec des labels recyclages, bio, ou encore responsable alors que leur système repose sur le maintien des inégalités sociales.
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