L'éclaireur n°15 | Page 16

Baran (le nouveau shérif du village) de faire appliquer les lois au péril de sa vie, les chevaux, les paysages arides, l’auberge “Pepper Land” qui fait penser à un saloon…

Malgré ce point de vue “traditionnel”, la mise en relation entre l’histoire de Govend et Baran et la situation géopolitique du Kurdistan fait référence à l’époque moderne, contemporaine, à une époque moins éloignée de la nôtre que celle du western. De plus, l’instrument de Govend, appelé un “hang” est un instrument contemporain contrairement à ce que l’on pourrait penser. Le thème joué par cet instrument est le thème de Govend qui revient à plusieurs reprises dans le film en tant que “musique d’écran” (les personnages du film entendent la musique) et “musique de fond” (les spectateurs uniquement entendent la musique). On remarque que les gros plans sont au rendez-vous ! Cette technique est utilisée à plusieurs reprises dans le film pour voir l’intensité des émotions des visages des personnages et plus précisément les émotions de Govend. Cela crée un rapprochement entre le spectateur et le personnage.

La fin du film est assez surprenante car il se termine sur l’extermination du clan des oppresseurs dont Aziz Aga est le chef. En effet, un groupe de maquisardes kurdes de Turquie qui luttent pour l'indépendance du Kurdistan turc, vont tuer ce clan après qu’une des leurs ait été blessée mortellement alors qu’Aziz Aga avait donné comme ordre de tuer Govend et Baran. Et ces deux personnages se retrouvent, alors que Govend avait quitté le village, désespérée par la décision prise par les habitants de retirer leurs enfants de l’école, la laissant sans travail.

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