Dans le cadre du thème sur les frontières abordé en spécialité HGGSP, des élèves de première se sont rendus au cinéma à deux reprises.
Le premier film qui a été visionné est My sweet pepper Land. Il s’agit d’un film d’1h35 réalisé par Hiner Saleem qui se déroule au Kurdistan, aux frontières de la Turquie, de l’Iran et de l’Irak. Le Kurdistan est un territoire qui s’étend de manière continue sur quatre pays : la Turquie, l’Irak, l’Iran et la Syrie. Il s’agit d’un territoire dans lequel les kurdes revendiquent leur indépendance depuis plusieurs siècles. Malheureusement, le peuple kurde a toujours été un peuple sans Etat.
Sortie en 2013, le film met en scène une femme, Govend, interprétée par l'actrice Golshifteh Farahani ; elle désire enseigner dans le petit village de Qamarian. Malheureusement pour elle et ses projets, la société dans laquelle elle vit est assez misogyne et ses propres frères l’empêchent de suivre ses rêves d’aider des enfants et de leur offrir une éducation. Ils vont même croire à une rumeur que font courir les hommes qui ont obtenu le pouvoir par la force et la répression au Qamarian, dont Aziz Aga, leur chef. Cette rumeur serait que Govend aurait eu une relation avec le nouveau shérif du village : Baran, ce qui va engendrer à la fin du film un sentiment de déshonneur chez les habitants qui vont alors retirer leurs enfants de l’école. Une histoire d’amour va naître entre les deux personnages : Baran veut faire respecter la loi dans son village et laisser une femme se faire insulter, ici Govend, lui est insupportable. Etant une femme, elle est rejetée même à l’auberge du village dans laquelle elle veut se loger car en arrivant au village elle n’a nulle part où dormir, et c’est le shérif qui va s’occuper d’elle. Cette histoire d’amour qui plonge les spectateurs dans une ambiance chaleureuse et conviviale contraste avec la dure réalité qui attend Govend dehors.
A travers ce film, le réalisateur, lui même kurde, partage un portrait du Kurdistan plutôt autonome depuis la chute du régime de Saddam Hussein et le vote de la constitution fédérale d’Irak en 2005. Le film fait écho au western des Amériques, on parle d’un “Eastern”, qui est l’équivalent du western mais qui se déroule à l’Est en Orient. Beaucoup de symboles rappellent cet univers tout au long du film : le port d’armes dans le village, le comportement assez machiste des frères de Govend et des habitants du village en général, la volonté de
Retour sur le film: My Sweet Pepper Land
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Alessia