Si certains adultes en position d’autorité et personnalités publiques affirment soutenir la mobilisation et comprendre les motivations de la jeunesse, nombreux sont néanmoins à les désavouer. Citons en vrac des figures telles que Theresa May, ancienne première ministre britannique qui qualifia les grèves de « perte de temps », ou encore Scott Morrison, premier ministre australien, qui interpela les adolescents grévistes en les incitant à « plus d’apprentissage pour moins d’activisme ».
Malgré toute cette arrogance et ce déni de l’urgence climatique de la part de nombreux adultes, les mobilisations continuèrent, gagnant en importance au fil des mois : 24 mai 2019, deuxième mobilisation internationale en date, rencontrant un succès plus retentissant encore que la précédente ; 21 juin 2019, première manifestation de masse organisée par Fridays For Future alliant scientifiques, adultes et étudiants, portant ainsi le nombre de protestants à 40 000 ; 20 au 27 septembre 2019, troisième mobilisation mondiale d’une semaine lancée sous l’impulsion de Greta Thunberg et de nombreux collectifs écologistes à l’occasion du sommet des Nations Unies pour l’action sur le climat, rassemblant près d’1 million de contestataires.
Et maintenant ?
Alors que les accords de Paris symbolisaient pour le monde un grand progrès au niveau écologique, alors que les gouvernements s’étaient engagés à maintenir le réchauffement global en dessous de 1,5°C, nous vivons dans un monde où désormais l’avenir semble incertain. Aujourd’hui, 4 ans ont passé et les élites semblent toujours aussi silencieuses sur la question climatique. Contre ce fatalisme, c’est au tour de la jeunesse de se mobiliser, de descendre dans les rues et de crier. Crier sa rage, son envie de changement, ses peurs aussi. Aujourd’hui plus que jamais, le combat écologique se doit d’être dans toutes les bouches, aujourd’hui plus que jamais, il est l’heure pour les politiques d’écouter les revendications et les propositions qui leurs sont soumises.
La lutte lancée en cette journée du 20 août 2018 est loin de s’achever.
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Marche pour le climat à Montréal