L'Eclaireur n°9 | Page 4

20 août 2018, Stockholm, Suède.

Alors que la rentrée des classes bat son plein, alors que la Suède sort d’une canicule ayant conduit à plusieurs départs de feux de forêt, alors que les élections législatives approchent à grands pas, une adolescente décide de ne pas aller en cours. Son nom, repris plus tard par des millions de jeunes à travers le monde comme un symbole de lutte et d’espoir : Greta Thunberg. Seule, elle se rend devant le Parlement Suédois, arborant une simple pancarte blanche sur laquelle sont inscrits en lettres noires tremblantes :

Skolstrejk för klimatet

Ces mots, "grève étudiante pour le climat", seront brandis devant les portes du Riksdag trois semaines durant par la jeune fille, demandant au gouvernement Suédois de réduire ses émissions de carbone, conformément aux accords de Paris sur le Climat approuvés par 195 délégations le 12 décembre 2015. Elle continue inlassablement sa protestation solitaire quotidienne, et c’est à la suite des élections générales suédoises qu’elle décidera de ne faire grève que chaque vendredi, posant ainsi les bases des futurs mouvements initiés par de nombreux jeunes inspirés par sa lutte. C’est ainsi qu’en décembre 2018, plus de 20 000 étudiants tout autour du globe se lancent dans des grèves dans plus de 270 villes, incités par Greta Thunberg à militer contre l’opinion des adultes et des

politiques condescendants.

15 Mars 2019, partout dans le monde

Le vendredi 15 mars signe la première mobilisation internationale pour le climat. S’étendant dans 123 pays et rassemblant plusieurs centaines de milliers de contestataires, d’après le site du mouvement fondé par Greta Thunberg, Fridays For Future, sur tous les continents. Connaissant alors une mobilisation de la jeunesse inédite depuis les événements du printemps 68, le monde accueille l’événement de façon mitigée.

Engagement : l'écologie

De Stockholm au monde entier, la jeunesse

contre-attaque

Emile

Mobilisation du 20 septembre 2019, Grenoble