L'Eclaireur n°9 | Seite 12

pollution (dans Wall-E, film d’animation d’Andrew Stanton sorti en 2008, le monde n’est plus qu’une immense décharge à ciel ouvert), ou des enjeux économiques qui obnubilent les grosses firmes. Dans le film d’animation Le Lorax, de Chris Renaud (2012), une entreprise pollue volontairement l’air pour mieux vendre un air respirable par la suite. Dans tous les cas, on voit bien que la destruction de la Terre ne se fait pas seule.

Se projeter dans le futur

La S.F. se caractérise par la description d’un avenir hypothétique mais souvent crédible, basé sur l’extrapolation des problèmes de notre époque (pollution, surpopulation, etc), pour en mettre en évidence les possibles conséquences, parfois encore inconnues. C’est ce qu’on voit par exemple dans Soleil Vert, où l’homme en est réduit à consommer des aliments artificiels presque médica-menteux. Ainsi, on peut voir la science-fiction comme un moyen efficace de sensibilisation, puisqu’elle nous montre les répercussions futures que pourraient avoir nos actes. A condition cependant que le film soit suffisamment réaliste et ne s’éloigne pas trop du vraisemblable, sans quoi le spectateur est enclin à n’y voir qu’un spectacle inquiétant mais sans lien avec la réalité. L’objectif de sensibilisation serait alors manqué...

Un message accessible à tous grâce aux films d’animation

A travers certains dessins animés, il est possible de sensibiliser les enfants (sans exclure les adultes, pour certains films qui jouent sur différents degrés de lecture) à la question environnementale. Wall-E dénonce la pollution, la surconso-mmation et la robotisation  ; Dans Le Lorax, on nous décrit une société climato-sceptique, qui ne trouve par exemple rien d’anormal a ce qu’un enfant devienne phosphorescent...

Du cauchemar… à la réalité

Malheureusement les choses ne s’arrangent pas vraiment, vous l’aurez peut-être remarqué : ainsi certains films dystopiques des année 70, qui paraissaient irréalistes il y a quelques années encore, ne sont plus tellement en avance sur leur temps. Dans Le Jour d’après, réalisé en 2004 par Roland Emmerich, un climatologue prédit une nouvelle période glaciaire dans un futur lointain  ; mais quelques semaines plus tard, la catastrophe survient… Dès lors, les films de ce genre ressemblent à des avertissements de plus en plus pressants, pour nous montrer peut-être que Demain... c’est Maintenant !