Sophia Antoine
FEMEN : pour nous, les femmes
Clara, Zoé
En ce début d’année scolaire très militant, une rédactrice de notre journal a eu la chance d’interviewer Sophia Antoine, l’une des premières FEMEN française. Voici donc, chères lectrices et lecteurs, la retranscription de son interview que vous pouvez retrouver sur notre compte instagram. Bonne lecture !
Note : certaines phrases ou certains mots de l’interview ont été modifié.e.s afin qu’il soit plus digeste à lire et que vous puissiez l’apprécier.
Pourriez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Sophia Antoine, je suis activiste FEMEN depuis un peu plus de 8 ans. Je ne vis pas de mon activisme, j’ai un autre métier, je suis intermittente du spectacle. Je m’épanouis au sein de la démocratie culturelle, je co-dirige une compagnie dans le 93, à Clichy-sous-bois, aux pieds des tours, dans les quartiers.
Je travaille aussi avec une autre compagnie plus vieille avec laquelle je crée du spectacle. Je travaille dans l’espace public : je m’appuie sur l’espace pour inventer des choses. Dans cette compagnie, il y a une extension militante qui est très attentive à l’égalité salariale, au sexisme, aux violences sexistes et sexuelles dans le secteur des arts vivants. On a une vraie reconnaissance institutionnelle à cet endroit là.
Liez-vous votre militantisme et votre vie professionnelle ?
Après le mouvement #MEETOO, j’ai décidé de ne plus cloisonner mes deux postures et de les fusionner, car mon féminisme et mon militantisme sont ma colonne vertébrale et c’est comme ça que j’aborde ma création. Donc j’ai décidé de ne plus me cacher. C’est parfois compliqué car ça peut faire peur à des institutions et à des directions artistiques. Mais ça reste ce que je fais aujourd’hui.