Cachez ce "no bra" que je ne saurais voir...
Zoé
pas été interdits partout, ils ont cependant été associés à une image négative. C’est ainsi que les jeans troués, piercings, talons, mini-jupes ou encore croc-tops ont connu un déclin, au grand désarroi de certains élèves. On remarquera que la plupart de ces restrictions concernent la tenue des jeunes adolescentes et jeunes femmes, mais quasiment jamais les jeunes garçons. C’est d’ailleurs pour cette raison que les lycéennes ont entamé ce mouvement du 14 septembre, jugeant ces restrictions sexistes.
Si la loi ne définit pas clairement le code vestimentaire à adopter, est-ce vraiment légitime que ce soit au chef d’établissement d’en décider ? Peut-on vraiment imposer des restrictions vestimentaires aux élèves tout en respectant les droits et les libertés de chacun.e.s ?
Le 29 septembre 2020, suite au mouvement de libération des tenues dans les lycées du 14 septembre, l’hebdomadaire Marianne a publié les résultats d’un sondage commandé à l’IFOP : quelles tenues devaient, d'après les 2027 personnes interrogées, être ou non interdites pour les filles dans les lycées publics ?
Les tenues étaient présentées sous forme de pictogrammes sexualisés, les habits uniquement féminins, allant du fameux crop top à la mini jupe. Les résultats de ce sondage montraient que la majorité des personnes ayant répondu interdisaient le « no bra » avec des tétons qui pointent sous le tee-shirt, les hauts avec un décolleté plongeant, le croc top et les shorts courts.