L'Eclaireur n°12 | Page 15

Clara

La précarité menstruelle,

c'est quoi ?

Noa

On peut définir la précarité menstruelle par la difficulté ou le manque d'accès aux protections hygiéniques (serviettes hygiéniques, tampons, cup, etc) des femmes en situation de pauvreté. Cela touche plus de 500 millions de personnes dans le monde, à cause du coût des protections hygiéniques qui en rend l'accès souvent difficile.

En France, 15,5 millions de femmes sont concernées, soit un quart de la population française en 2018.

Le prix du sang

Le coût des dépenses pour les règles (lorsqu'on ne compte pas les médicaments et les sous-vêtements) se situe entre 1700 euros et 5400 euros pour toute une vie, selon plusieurs sondages d'un article du journal Le Monde datant du 02 Juillet 2019 (article ''Combien les règles coûtent-elles dans la vie d'une femme ?'').

La précarité menstruelle découle du manque d'informations ainsi que du coût élevé des protections hygiéniques. Selon la fédération FIGO (International Federation of Gynecology and Obstetrics), une femme sur dix ne pourrait pas avoir accès aux produits hygiéniques dans le monde. Les femmes sans-abris, précaires et les étudiantes sont particulièrement touchées à cause du budget nécessaire pour acheter ces produits. Les hommes transgenres peuvent également être concernés par la précarité menstruelle.

Des conséquences non négligeables

les personnes touchées par la précarité menstruelle sont parfois obligées de se confectionner elles-mêmes leurs protections hygiéniques, qui sont souvent inefficaces et peu ou pas... hygiéniques. Ce manque d'accès aux protections engendre l'exclusion des personnes réglées, avec un décrochage scolaire pour les plus jeunes selon la fédération FIGO.

Certains pays, marques, associations, ONG ont pris les devant en élaborant des mesures et en prenant des initiatives face à la précarité menstruelle :

-Depuis 2016 en Amérique du Nord, New York met à disposition des protections