Extension du domaine de la lutte
Persécutées dans leur pays, la plupart des Femen dont ses fondatrices, sont contraintes de quitter l’Ukraine. Elles obtiennent le statut de réfugiés politiques et continuent d’étendre leur mouvement. Exilée, Inna Shevchenko crée le premier centre d’entraînement européen des Femen.
Un peu partout dans le monde entier, (Brésil, Tunisie, Russie, Angleterre...), des femmes aux seins nus font irruption dans l'actualité.
Depuis 2015, le mouvement Femen est présent dans treize pays. Chacun milite en fonction de la situation politique de sa région, même si des opérations coordonnées peuvent être organisées. Toutes ces actions visent à combattre trois ennemis : les dictatures, l’industrie du sexe et la religion.
Dates clés du mouvement Femen
2008 : Femen se crée autour d’un groupe de femmes : Anna Hutsol, Oksana Chatchko et Oleksandra Shevchenko pour dénoncer le tourisme sexuel en Ukraine. Très vite le mouvement prend de l’ampleur est devient un mouvement d’opposition politique majeur.
2012 : Suite à la destruction d’une croix orthodoxe en Ukraine, Inna Shevchenko et le reste du mouvement sont contraintes de s’exiler. Elles créent le premier centre d’entraînement européen des Femen à Paris en obtenant le statut de réfugié politique.
2013 : Une action est organisée à Notre Dame de Paris, très médiatisée et très commentée. Les Femen ont sonné les cloches de la célèbre cathédrale pour protester contre l’homophobie, soutenir la loi du mariage pour tous votée le jour même et se réjouir de la démission du pape.
Quelques actions spectaculaires
• Le 18 Novembre 2012, les fememn protestent contre la manifestation homophobe de Civitas contre le mariage pour tous. Les activistes se déguisent en nonnes et inscrivent des slogans tels que «IN GAY WE TRUST » sur leur torse.
• Le 8 Mars 2019 sur la place de la concorde à Paris, les Femen nettoient symboliquement les rues du « patriarcat virus ». Les militantes inscrivent leurs slogans sur leur torse. Elles portent des gants, des lunettes ainsi que des combinaisons qui rappellent les tenues du personnel de santé de la crise du covid-19. Cette manifestation avait pour but de rappeler que le danger ne venait pas que de la pandémie mondiale, mais également d’un système patriarcal.
• Le 3 octobre 2019 Manifestation
contre les féminicides : les Femen couvertes d’argile de la tête au pied investissent le cimetière du Montparnasse à Paris. Chacune tient une stèle entre les mains pour représenter chaque femme victime de féminicide cette année. On peut y lire et entendre clamer : « Taïna, 20 ans, 3e féminicide », « Michèle, 72 ans, 10e féminicide », « Salomé, 21 ans, 100e féminicide ». « Pas une de plus », « plus écoutées mortes que vivantes ».