Que pensez-vous de la place que peut avoir l’éducation dans le militantisme ?
Je suis beaucoup intervenue à Cergy-Pontoise auprès de professeurs d’histoire géo, de français… C’était une commande de l’Education Nationale, donc les choses changent. Aujourd’hui j’ai de plus en plus d’élèves et de professeurs qui sont attentifs et attentives aux problématiques féministes. Je crois que ça va passer par l’école, par l’Education Nationale, par l’écriture inclusive, le fait qu’on ne dise plus aux jeunes femmes que le masculin l’emporte sur le féminin, qu’on parle des problématiques sur l’égalité femme/homme en éducation civique . Je pense que le militantisme passe par tout ça. Et aussi par l’apprentissage de la littérature, qu’on mette au programme des femmes, pour moi c’est essentiel, donc ça avance. Il y a 10 ans en arrière, on en était très loin. Aujourd’hui être féministe ce n’est plus un gros mot pour votre génération. Il y a encore 3 ans, ça créait l’hystérie quand on prononçait « féministe » du bout des lèvres. Aujourd’hui les femmes le portent sur des tee-shirts, elles l’arborent, elles le crient et je crois que les fondamentaux de notre société sont en train de bouger. J’ai énormément confiance en vous.
Que peut-on faire, nous, lycéens ?
Je n’ai pas de conseils à vous donner, vous êtes une génération jeune, vous avez plein d’idées, vous êtes créatives donc je vous fais confiance. Vous avez plein de modèles, de symboles, d’exemples... donc faites votre propre miel !