Internet, c’est quand même une invention super sympa. Aujourd’hui, on est totalement libre d’y faire ce que l’on veut, sans limites de temps, de lieu ou d’argent : n’importe qui d'un peu informé est capable de contourner les limites fixées, et c’est plutôt cool.
Grâce aux réseaux sociaux, comme Facebook ou Twitter, on peut rester en contact avec ceux qu’on connaît et rencontrer de nouvelles personnes ; et les hébergeurs de médias, comme YouTube ou Dailymotion, nous permettent de nous exprimer librement sur n’importe quel sujet. A-t-on déjà rêvé d’un monde plus libre qu’Internet ?
Nous sommes tous plus ou moins concernés par ce sujet, sans vraiment pouvoir juger par nous-même des avantages et des défauts de la liberté totale que permet cette invention géniale. Du coup, il est bon, de temps à autre, d'alerter sur les dangers d’Internet, au cas où vous soyez vous-même victime un jour de la face cachée de la toile.
Internet, les autres et moi :
pourquoi s’en protéger ?
Twitter : l'oiseau pas si innocent
Déjà, il faut savoir que les 140 caractères autorisés ont pour principal défaut qu’ils encouragent les utilisateurs à écrire dans un langage abrégé souvent indéchiffrable et donc incompréhensible pour la plupart des personnes sensées. Est-ce, en soi, un danger ? Non, pas vraiment, mais il est important de pointer du doigt la part de responsabilité du réseau social si populaire, afin d’introduire cette partie de l’article.
Car sur Twitter, vous pouvez écrire ce que vous voulez pour un maximum de 140 caractères, espaces compris, au monde entier. Et là est le premier danger : alors que, sur Facebook, vous pouvez décider de qui peut lire vos publications, ici, ceux qui vous suivent peuvent lire vos tweets, et les faire partager. Ceux qui les suivent peuvent dans ce cas les lire, et les faire partager. Et ainsi de suite, c’est comme ça que vous vous retrouvez avec la dernière citation de Kim Kardashian en Tweet List alors que vous vous fichez royalement de ce qu’elle peut bien raconter, tout ça simplement parce que vous suivez quelqu’un qui l’a partagé en voyant que quelqu’un qu’il suit a lui-même partagé ce tweet.
En soi, ce schéma n’est pas trop grave, mais imaginez le parcours inverse : vous publiez quelque chose de très personnel, par exemple :
« J’ai faim, y’a plus de chocolat dans mon placard ». Votre ami Mathis sera amusé de lire cela, et le fera partager à son tour. C’est maintenant Julien, le demi-frère de votre ami, qui peut lire votre tweet. Par réflexe, il le fera partager. Cela arrivera dans le fil d’actualités de Laura, qui sort avec Julien depuis presque un mois et qui fait partager tout ce qui le concerne, donc, désormais, votre tweet. Samuel, le grand frère de Laura, qui travaille dans une chocolaterie de qualité, va donc lire qu’il vous manque du chocolat, et va essayer de vous joindre pour vous vendre ses produits. (Cet exemple est purement fictif, mais si un chocolatier appelé Samuel dont la petite sœur s’appelle Laura et sort avec un garçon appelé Julien qui est le demi-frère d’un certain Mathis lit cet article, merci à lui de me contacter).
Si ce schéma est très utile aux commerciaux, il l’est encore plus pour ce que l’on appelle le cyber-harcèlement. Si vous ne voyez toujours pas en quoi les réseaux sociaux peuvent constituer un véritable danger, on me demande dans l’oreillette de vous conseiller la bande-dessinée « Mots rumeurs, mots cutters ».