L'Eclaireur L'éCLAIReur N°6 | Page 20

Elle y a obtenu une licence en Education & Lettres, un master puis un doctorat en Littérature Jeunesse. Elle a obtenu un poste de Lecteur (l'équivalent de maitre de conférences) dans la faculté d’éducation de l’université de York, en janvier 2016.

Parallèlement à ses études, Clémentine Beauvais envoyait des manuscrits à des éditeurs, mais sans succès. C’est en 2009 que le déclic se fait, lorsque les éditions Talents Hauts acceptent de publier ses deux premiers textes pour enfants.

Ses livres

Elle a commencé à écrire toute jeune, vers dix ans, et ne s’est jamais arrêtée depuis.

Clémentine Beauvais écrit pour la jeunesse, aussi bien des albums que des romans. Elle aborde des thèmes variés comme l’amour, les écrans ou encore la violence tout en conservant un humour qui lui est propre.

Ses romans se lisent facilement, leur lecture est agréable, ses personnages sont attachants, c’est une auteure française, qu’attendez vous pour la lire ?

Pour attiser votre curiosité et vous faire découvrir cette auteure, je vais vous présenter brièvement trois de ses romans.

Les Petites Reines

Hakima, Mireille et Astrid se retrouvent élues « Boudins » de l’année sur Facebook, par le biais d’un concours organisé par un camarade de classe. Ce concours vise à élire les filles qui (selon les critères de son organisateur) sont les plus moches du lycée. Hakima et Astrid s’effondrent tandis que Mireille, qui se fait élire pour la deuxième fois, essaie de les réconforter. Grâce à ce concours qui les unit, un grand projet va se mettre en place en guise de revanche personnelle (lisez le livre pour le savoir, je vais pas tout vous dire, non mais!). On rit beaucoup, ces trois jeunes filles, menées par la charismatique Mireille, nous emmènent avec elles dans leur périple mouvementé. Le concours initial est quasi oublié, le roman se fixe sur l’amitié entre les jeunes filles qui va naître de cette expérience. C’est un roman qui fait du bien, qui nous montre que dans la vie, les épreuves sont faites pour être surmontées. Disponible au CDI.

Songe à la douceur

Eugène et Tatiana sont deux adolescents. Ils ont trois ans de différence, des idées divergentes, se voient de temps en temps. Tatiana éprouve des sentiments pour Eugène mais ce n’est pas réciproque, et elle finit par renoncer à l’idée d’une éventuelle relation. La vie suit son cours, ils se perdent de vue. Puis un jour, Eugène souhaite revoir Tatiana. Il s’organise pour assister à une de ses conférences sur l’Art. Il se rend compte alors que finalement, elle lui fait plus d’effet qu’il ne le pensait...

Il s'agit d'un roman très original... Pourquoi ? Il est écrit en vers libres. Non, ne vous enfuyez pas ! Les vers peuvent d’abord nous gêner lors de notre lecture, mais il faut en faire abstraction et ce livre se lira tout aussi naturellement qu’un autre. C’est aussi une réécriture du roman de Pouchkine, Eugène Onéguine, et d’un opéra éponyme de Tchaikovski. Celui-ci est mon préféré de Clémentine. J’aime bien les vers, cela donne un rythme chantant à la lecture. Cela rajoute des effets de style. Elle s’amuse avec la mise en page, les mots et les sentiments des personnages. Ce n’est pas un roman à l’eau de rose, c’est une histoire d’amour pas comme les autres, on n’en ressort pas indemne.