L'Eclaireur L'éCLAIReur N°6 | Page 11

Herofestival : une expo pour les gouverner tous par Rosalie

Pour la seconde fois à Grenoble, un étrange phénomène a fait son apparition à l’Alpexpo. Egaré entre l’imaginaire et le réel, on se retrouve à vagabonder entre des stands venus d’ailleurs : forgerons nous proposant lames, haches et épées, couturiers de la Renaissance vendant robes et chaperons, "steameurs" nous dévoilant leurs dernières inventions fumeuses... Mais les stands ne sont pas les seuls à sortir de l’ordinaire, car c’est ici que magiciens de renom, fiers guerriers ou toutes sortes de créatures plus ou moins humaines viennent faire leurs emplettes.

Après cette intro un peu longue, rentrons dans le vif du sujet : le Herofestival, kesako ? C’est une convention qui rassemble les fans de manga, de comics, de super-héros bien sûr et de tout ce qui concerne de près ou de loin les mondes imaginaires, héroic-fantasy ou science-fiction. Dit comme ça, c’est un peu barbant pour les non-spécialistes, mais croyez-moi ça ne ressemble pas vraiment à la fnac.

Les deux attraits principaux de cet événement sont sans nul doute les stands et le cosplay. Pour ce qui est des stands, j’ai un peu annoncé la couleur dans l’intro : ici, rien n'est ordinaire. La plupart sont tenus par des artisans qui proposent leurs propres créations en lien avec le thème de la convention. Si vous cherchez un nouveau carquois, l’épée du roi Liche, de la déco steam punk, des jeux de plateau, vous êtes au bon endroit (pour un épluche-légume : bad place). C’est la force de cette convention, tout le monde y trouve son compte et on peut faire l’acquisition d’objets de qualité difficiles à trouver dans des magasins "normaux". Surtout l'épée du roi Liche.

Passons au second attrait, le cosplay, qui n'est pas exactement un déguisement : le but du cosplayeur est de créer le costume le plus identique possible à celui d’un personnage fictif (Gandalf, Arrow, Kaneki, Sailor Moon, Emmanuel Macron, etc). C’est un travail de longue haleine, demandant souvent plusieurs mois pour la création d’un seul cosplay. Et il faut savoir tout faire : coudre, peindre, travailler le bois ou le métal. Le résultat peut même surpasser l’original.

Le déguisement, quant à lui, nait purement de l’imagination du fan, mais il ne se limite pas à une teinte de cheveux et un costume fait à la va-vite. Je trouve même qu’ils sont souvent plus complexes que les cosplay, plus originaux et créatifs. Par exemple l'univers steampunk est propice à toutes sortes de déguisement qui ne sont pas des cosplay.

Pour les novices : le style vestimentaire steampunk est inspiré de la littérature steampunk (merci cap’tain obvious). En bref, comme le laisse suggérer le nom ‘steam’, c’est un mélange entre rouages, machines à vapeur, tout ce qui peut rappeler l’univers de Jules Verne… Comme c’est très compliqué à expliquer, voici quelques photos.

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