Initialement, ces trois lignes
avaient été pensées verticales
pour rappeler le tryptique luimême:
la ligne entière
correspondait à la position
du tableau dans le tryptique.
Pendant la réalisation, au dernier moment, j'ai pensé les pivoter
de 90° dans le sens contraire des aiguilles d'une montre et les
mettre en position horizontale parce qu'ainsi ils se seraient
rattachés à un autre de mes thèmes important, I KING (I
CHING), l'ancien Livre des mutations chinois.
Dans ce texte, les diverses circonstances de la vie sont
représentées par 64 hexagrammes, c'est-à-dire toutes les
combinaisons de 6 lignes pleines (le principe masculin, yang) ou
brisées (le principe féminin, yin). En amont, il y a 8 trigrammes
principaux associés à 8 archétypes équivalents aux figures du
père, de la mère, de trois fils et de trois filles.
KKIENN, le Ciel,
Père,
créatif, fort
CENN, le Tonnerre,
Fils ainé,
excitant, mouvement
KKANN, l'Eau,
Fils du milieu,
abyssal, dangereux
KENN, la Montagne,
Fils cadet,
l'arrêt, calme
KKUNN, la Terre,
Mère,
réceptive, dévote
SUNN, le Vent,
Fille ainée,
docile, pénétrante
LI, le Feu,
Fille du milieu,
adhérente, lumineuse
TUI, le Lac,
Fille cadette,
la sérénité, la joie
Et ainsi dans les sceaux du tryptique, apposés sur la séquence
des tableaux, on retrouve les trois fils ce qui donne une
incroyable correspondance de contenus:
- dans le premier l'affrontement physique est associé à l'arrivée
du tonnerre,
- dans le second la confrontation verbale au danger de l'eau,
- dans le troisième la catharsis à l'élévation calme de la montagne.
La dernière touche, prévue par le projet, était des trainées
rouges nuancées dans le haut, pour rappeler et équilibrer les
cachets rouges dans le bas.