Journal #356 | Page 13

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ENTRE PÂTISSERIE ET HAKA, un an en Nouvelle-Zélande

Son objectif était clair: partir loin pour apprendre et grandir. En choisissant la Nouvelle-Zélande pour son étape internationale, Tanguy Honoré, dit Breton, Aspirant pâtissier, a basculé dans une immersion totale, entre langue anglaise, culture détendue et pratiques professionnelles inédites. Une expérience qui l’ a transformé.

L’ envie de partir à l’ étranger était là depuis le début: l’ année à l’ international était une promesse qui m’ attirait depuis longtemps. Mon choix de la Nouvelle-Zélande s’ est imposé pour des raisons pratiques: apprendre l’ anglais, indispensable dans un métier ouvert sur l’ international, et profiter d’ un visa facile à obtenir. J’ hésitais avec l’ Australie, mais la promesse d’ une nature préservée et sauvage m’ a convaincu, moi qui aime les treks, la randonnée et le vélo. J’ avais l’ image d’ un pays relativement sauvage, peu urbanisé. La Nouvelle-Zélande est un pays isolé et cher à visiter en tant que touriste. Travailler sur place m’ a permis de vivre cette expérience sans me ruiner.

PREMIÈRES IMPRESSIONS Arrivé le 13 septembre 2024 à Auckland, capitale économique et plus grande ville du pays au nord de l’ île du Nord, j’ ai découvert une ville très business, loin de l’ image que je me faisais de la Nouvelle-Zélande: gratte-ciel, costumes et mallettes des femmes et hommes d’ affaires. J’ ai ressenti une grande déception. Rapidement, j’ ai mis le cap sur Wellington au sud de l’ île, plus familiale et à taille humaine, conseillé par une Compagnon sédentaire rencontrée au congrès des métiers du goût. J’ ai acheté une voiture et traversé l’ île avec un Français rencontré sur place. À Wellington, après deux semaines en auberge de jeunesse, le temps de trouver du travail, j’ ai emménagé dans une
Balade autour de la « Forgotten World Highway » sur l’ Île du Nord en janvier 2025.
colocation avec cinq personnes entre 19 et 25 ans( deux Kiwis, une Vietnamienne et un couple franco-kiwi). Immersion linguistique garantie puisque l’ on parlait anglais en permanence.
Les débuts ont été intimidants pour moi qui ai un caractère introverti: j’ avais des difficultés à comprendre l’ accent et les expressions kiwis, peur de faire des erreurs... Mais j’ ai appris à relativiser et j’ ai vite progressé. Je vivais dans une vaste maison en grande banlieue dans un environnement très vallonné et verdoyant. Elle offrait une vue incroyable, à la fois sur les gratte-ciel du centre-ville, sur la forêt environnante et sur la baie avec la mer. Dès mon arrivée, j’ ai été frappé par l’ ambiance qui diffère beaucoup de celle de notre pays et qui se ressent jusqu’ au travail.
UNE EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE ENRICHISSANTE En Nouvelle-Zélande, la recherche d’ emploi passe par des annonces sur Facebook. Après y avoir déposé un CV, en moins de 24 heures, j’ ai été contacté par trois restaurateurs d’ établissements assez chics de cuisine européenne. J’ ai opté pour un poste chez un traiteur spécialisé dans les événements haut de gamme d’ entreprise ou familiaux, ne possédant pas de boutique. Je n’ avais jamais travaillé dans ce genre de struc-
# 356 / Janvier 2026