Journal #356 | Page 11

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ÊTRE MÈRE DES COMPAGNONS EN 2025, entre héritage et avenir

Un week-end placé sous le signe de la chaleur et de la réflexion. Vingt-deux Mères des Compagnons se sont retrouvées à la Fondation de Coubertin pour partager leurs expériences et interroger leur rôle en 2025. Entre transmission, écoute et avenir, ces échanges ont révélé la richesse d’ une rencontre rare et précieuse.

L e week-end du 15 novembre dernier, s’ est déroulé un rassemblement de l’ ensemble des Mères des Compagnons, chaleureusement accueillies par la Fondation de Coubertin( Saint- Rémy-lès-Chevreuse, 78). Au-delà de l’ immense plaisir de se retrouver, qu’ elles soient retraitées, en activité ou en poste dans d’ autres structures, l’ objectif était de nourrir la réflexion autour d’ une question essentielle: « Qu’ est-ce qu’ être Mère des Compagnons en 2025? ».

UN RENDEZ-VOUS ATTENDU Afin d’ alimenter cette réflexion, la journée du 15 novembre a débuté par une rencontre avec Christian Pons et Thibault Dubus, respectivement Premier conseiller et conseiller au Tour de France, pour un temps d’ échange autour de différentes questions: le rôle des Mères et maîtresses de maison, les enjeux à anticiper, la projection des jeunes sur leur avenir, la stratégie du Conseil pour mettre nos valeurs en avant et les ressources nécessaires à l’ accompagnement …
Un tel dialogue entre le Conseil et les Mères n’ avait pas eu lieu depuis longtemps. Il a été apprécié par toutes et tous, et le souhait est unanime: renouveler ce rendez-vous chaque année. Toutes les Mères présentes ont été séduites par le cadre exceptionnel de la Fondation et l’ accueil particulièrement attentionné de son directeur, le Compagnon José Fonséca, ainsi que de la responsable du foyer, Audrey Daudé, chargée de la logistique de notre réunion.
De gauche à droite, nos Mères Chabaud, Dubreuil, Lhommeau, Baraldo et Hérault.
Témoignage
Notre Mère Vandamme( Nîmes) « Ce week-end à la Fondation de Coubertin, passé aux côtés d’ une grande partie des Mères de Compagnons, fut bien plus qu’ une simple rencontre; il fut un moment fondateur. J’ y suis arrivée avec une certaine appréhension: me retrouver face à ces femmes de générations et d’ horizons si différents, dont certaines ne m’ étaient connues que de réputation, était intimidant. Pourtant, à peine les portes de la Fondation de Coubertin franchies
– un lieu véritablement hors du temps –, tout a basculé. L’ appréhension s’ est envolée pour laisser place à une évidence puissante: celle de me retrouver face à mes « sœurs en Devoir ». Instantanément, nous étions toutes identiques, égales, reliées par une joie et une mission commune.
Nos échanges furent d’ une grande richesse, épanouissants et structurants. Nous avons pu exprimer nos doutes quant à notre place en tant que Mère auprès des Compagnons Pons et Dubus. Grâce à la présentation de François Icher, il est clair que la Mère est un personnage reconnu dans le compagnonnage depuis des siècles. De plus, l’ échange avec le Compagnon Patrick Doffémont nous a fait revivre des moments forts de nos Réceptions. Pour résumer, nous avons une volonté commune de réaffirmer et de respecter, plus que jamais, les promesses solennelles tenues lors de nos Réceptions. »
# 356 / Janvier 2026