Gang de Biches Numéro 5 - Mai/Juin 2019 | Page 42

NOUVELLE ÉROTI Q UE L’AVANT-GOÛT - Ça me ferait vraiment plaisir de te voir très bientôt quelles que soient les circonstances. - Je peux déjà te dire ce que vont être les circonstances. - Tu veux me le dire ou garder la surprise ? - Tu vas venir chez moi, on ouvrira une bouteille de vin. Je vais t’écouter me raconter ta soirée, mais je serai en train de te scruter de haut en bas, imaginant ton corps sous tes vêtements, avec une envie viscérale de les retirer un à un pour te découvrir de tout cet attirail inutile. Je te répondrai comme si de rien n’était, alors que mon esprit sera en train de t’imaginer dans ma bouche, car l’idée que tu viennes m’empêcher de te dire des banalités avec ta queue deviendra pressante. Tu verras bien que je suis un peu absente, que je ne te regarde plus dans les yeux, que mes cuisses froissent ma robe tant elles sont serrées l’une contre l’autre. Avant même d’avoir envie de m’embrasser, tes doigts voudront voir s’il fait aussi humide dans ma petite culotte que dans ma bouche. Au final, tu le sais déjà, que je suis complètement trempée rien qu’en sachant ce que tu vas me faire, tu le sais mais ça t’excite de le vérifier. Tu fais une pause en plein milieu de ta phrase, comme pour tester mon attention. Tu me regardes droit dans les yeux et à cet instant, pendant ce quart de seconde, mes yeux trahissent ma pensée. Tu sais. Sans prendre le temps de t’annoncer, sans prendre le temps de prévenir, tu t’approches pour m’embrasser pendant que ta main vient embraser ma petite culotte. Sans surprise, ton majeur goûte la chaleur de ma chatte et ma langue cherche à rester dans ta bouche comme une supplication à tes doigts de rester à l’intérieur de moi. Je suis tellement chaude que j’empêcherai coûte que coûte que ton corps épargne un instant le mien. Je te tendrai mon cou, je mettrai mes cheveux dans ta paume, mes yeux criant famine et ma bouche implorant que tu m’appelles ta chienne. Tu viendras gifler ma joue doucement, et sans que cela ne me fasse vraiment mal, je te demanderai de le faire encore une fois. Je regarderai ton corps, savourant ton torse nu et ton jean déboutonné, prêt à être retiré, si simplement, mes mains cherchant un prétexte pour s’accrocher à ce pantalon si racoleur. On sera baignés dans le silence, seul le froissement de nos vêtements nous rappellera que nous sommes dans la réalité. Je sentirai ton souffle dans mon oreille et ta voix qui me dit... - On se voit quand ?