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F E E L G O O D
La motivation selon Charlotte
LE
SWEETNICESOFT
SYNDROM
I
l y a un an, par la magie des pubs Facebook et
du reciblage, je suis tombée sur le travail de
Melyssa Griffin dont je suis depuis devenue une fan
inconditionnelle. Je venais de me séparer de mon
associé et de dissoudre ma première entreprise. Je me
retrouvais toute seule mais j’étais tellement entêtée à
réussir à vivre d’empowerment et de Michelle Obama
que j’ai couru au Tribunal de Commerce créer une
nouvelle société sans même me poser la question de
ce qui n’avait pas marché. Et dans mon empressement,
j’ai donc assez vite succombé aux sirènes de Youtube
qui t’expliquent comment gagner 1000 followers,
euros et nouveaux inscrits à ta newsletter par jour,
dans le but de faire décoller le nouveau projet que
j’avais en tête.
Je me suis inscrite à tous les webinars de Melyssa Griffin
ainsi qu’à tous ses cours gratuits en ligne pour booster
le trafic de mon site. Les résultats ont été assez rapides,
notamment sur ma mailing list qui est passée de 17 à 254
membres en seulement un mois. Le problème était que,
certes, j’attirais des gens sur mon site mais je n’en pouvais
plus de ce que j’y racontais.
Blablabla le coaching, blablabla les pensées limitantes,
blablabla vie tes rêves, rêve pas ta vie. J’avais l’impression
que tout le monde racontait la même chose et libérait
son potentiel à coup de visuels papillons et de poing
levé dans les airs en haut d’une falaise. Mais j’avais beau
avoir une vision différente sur le sujet, j’étais incapable de
l’articuler et de la concrétiser dans mon travail.
Plus j’essayais de me démarquer, plus je me rendais
compte que ma valeur ajoutée n’était, en fait, qu'un peu
de paillettes à moitié assumées sur une proposition de
coaching classique. J’étais incapable de m’autoriser à voir
au-delà de ce qui existait déjà, au point de faire un rejet
total de mon projet, du développement personnel en
général et de mon envie d’« empowerer » la planète.
Et c’est là qu’en pleine paralysie d’inspiration et de
motivation, arrive dans ma boîte mail un message de
Melyssa Griffin parlant du SweetNiceSoft Syndrom. Pour
faire simple, elle y explique à quel point notre tendance
à vouloir être bien poli, doux et gentil est nuisible quand
on porte un projet. Parce qu’être SweetNiceSoft, c’est se
condamner à toujours arrondir les angles, à toujours être
dans le compromis, à ne jamais froisser personne et donc
à être toujours à moitié tiédasse et jamais complètement
soi.
Parce qu’au fond, ce qu’on veut éviter, c’est de faire
des vagues, de se confronter et de risquer d’attirer la
désapprobation des autres à notre égard. Sauf qu’à
toujours compromettre sa vision, on finit par perdre sa
personnalité et passer sa vie à se rétrécir et raser les murs.