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Les entreprises Avec la restructuration de la force commerciale , les entreprises partenaires des Compagnons du Devoir devraient désormais avoir des interlocuteurs mieux identifiés en fonction des sujets et des besoins . Notre proximité avec elles doit nous permettre de mieux répondre à leurs attentes et à celles de leurs salariés , et aussi de mieux anticiper le placement . Nous devons , dès les mois prochains , relancer le processus de labellisation des entreprises partenaires afin de leur apporter la reconnaissance qu ’ elles méritent et d ’ entretenir avec elles une vraie relation partenariale .
La formation supérieure Grâce au travail et à l ’ implication de tous , l ’ élaboration de formations diplômantes avec HESAM Université a commencé . Nous sommes désormais en mesure de répondre aux besoins de formation de nos jeunes et des salariés d ’ entreprises par la construction de formations diplômantes reconnues . Cette avancée n ’ est pas anecdotique , elle nous permet d ’ apporter des réponses favorables à des situations souvent bloquées depuis des années . Le nombre de formations dites « supérieures » s ’ étoffe donc et , qu ’ elles soient très ciblées métier ou à l ’ inverse très généralistes , chaque jeune doit pouvoir trouver grâce à elles la voie qui sera la sienne .
Devenir Compagnon Devenir Compagnon n ’ est pas seulement une histoire de formation , mais sans formation , pas de Compagnon . Nous venons de voir que , s ’ agissant de la formation professionnelle , les choses progressent à un bon rythme . En revanche , nous n ’ avons pas assez avancé sur l ’ enseignement compagnonnique . Des modules de formation existent pourtant , mais ils peinent à trouver leur place dans les cartographies et autres plannings déjà bien chargés . Il va tout de même falloir trouver cette place , et vite . Le bénéfice de ces formations n ’ est plus à démontrer et il est de notre devoir de faire en sorte que chaque jeune , à son niveau , puisse en bénéficier .
LA VIE SUR LE TOUR DE FRANCE La vie dans les maisons Depuis plusieurs années , nous cherchons comment améliorer le quotidien de tous les jeunes qui vivent dans nos maisons de Compagnons ou dans les structures partenaires qui les accueillent . Le travail prospectif « Vivre ensemble en 2050 », les différentes enquêtes réalisées auprès des différents publics nous ont apporté des pistes de réflexion , nous ont permis de pointer certaines problématiques , et nous devons désormais tenir compte de tout cela afin de proposer un ou plusieurs modèles différents . Le Tour de France doit permettre à chaque jeune de découvrir non seulement de nouvelles régions et de nouvelles personnes , mais aussi de nouvelles façons de partager son quotidien et de vivre ensemble . Si , encore aujourd ’ hui , l ’ organisation des communautés itinérantes est semblable d ’ un endroit à l ’ autre , il faut que nous laissions à nos itinérants la possibilité de changer cela , que chaque lieu de vie soit unique en fonction des individualités de chacun et du désir de partager différemment durant une période précise . Il ne s ’ agit bien évidemment pas de tout révolutionner , mais de permettre à notre jeunesse d ’ inventer la vie qui lui va le mieux . C ’ est certainement le moment d ’ imaginer une itinérance différente , avec des moments de résidence à l ’ intérieur des maisons de Compagnons et d ’ autres pas très loin , pour une participation à la vie communautaire caractérisée par une certaine indépendance .
Le voyage Même si , depuis plusieurs mois , voyager est devenu assez difficile , nous ne devons pas oublier que cela fait partie intégrante de l ’ aventure du Tour de France , du tour du monde . Nous avons su maintenir autant que possible les changements de ville en métropole et à l ’ international quand les conditions le permettaient . Ce voyage à l ’ international reste trop timide et bien souvent , malheureusement , peu préparé . Je réaffirme ici que les étapes à l ’ international doivent être préparées , partagées avec les responsables des métiers et permettre l ’ acquisition d ’ une autre langue que la langue maternelle . Il ne s ’ agit pas de faire du tourisme mais bel et bien de voyager , d ’ aller volontairement à la rencontre de l ’ inconnu pour en revenir grandi et fort de nombreuses expériences humaines et professionnelles . Ce voyage doit lui aussi être assoupli , notamment dans sa durée et concernant le nombre d ’ étapes différentes . Les projets personnels en faveur des autres doivent également y trouver leur place .
Les structures d ’ accueil et de formation La santé financière de notre association nous permet d ’ appréhender plus sereinement les gros chantiers qui se présentent à nous . Sur les cinq ans à venir , ce ne sont pas moins de 180 millions d ’ euros qui vont être investis pour la création ou la restructuration de nos sites . De Strasbourg à Bordeaux en passant par Colmar , Troyes , Lyon ou Tours , les projets sont nombreux et nous devons être vigilants quant à leur préparation et leur suivi . Si le service Patrimoine du siège social accomplit un travail important et de qualité , nous nous devons de l ’ accompagner localement .
Je souhaite que , dans chaque prévôté , sans exception , soit mise ( ou remise ) en place une commission de travaux composée de Compagnons locaux qui ont à cœur de maintenir nos structures en bon état de fonctionnement . La plupart du temps , cette tâche revient aux seuls prévôts , rarement armés pour ces sujets et trop souvent seuls . Ces commissions de travaux seront bien sûr sous l ’ autorité des provinciaux et en lien avec le service Patrimoine . Elles devront participer à l ’ élaboration et au suivi des projets et des budgets .
# 308 / Juin 2021