métier compagnons 5
DÉCOUVERTE au mont Saint-Michel
Les 17 et 18 janvier derniers , une dizaine de maréchaux-ferrants - dont des itinérants et huit externes - se sont réunis au mont Saint-Michel pour une formation sur des chevaux un peu spéciaux !
Le groupe au pied du mont Saint-Michel .
E n effet , la société de transport
Transdev qui nous a accueillis au sein de ses locaux est l ’ une des rares en Europe à posséder un service hippomobile , où évoluent 30 chevaux de trait de race locale : trait breton , cob normand et percheron . Ces derniers , menés par une dizaine de cochers , assurent le trajet en maringotte sur 3 kilomètres , depuis la digue du parking jusqu ’ au pied du mont Saint-Michel .
Le recours au cheval de trait est de plus en plus envisagé dans les villes ( ramassage des ordures , entretien vert , ramassage scolaire , etc .), en agriculture ( entretien des vignes , maraîchage bio dans le but de diminuer l ’ usage du tracteur ) et pour le débardage . Il ne faut pas voir ce réemploi comme un retour en arrière , mais bien comme un pas en avant pour un avenir plus vert . Les chevaux ont aussi un impact social important dans l ’ espace public : les touristes s ’ arrêtent pour les photographier , les personnes âgées évoquent auprès d ’ eux leurs souvenirs d ’ enfance , les enfants veulent les caresser … Mais cette réutilisation récente des chevaux de traction ouvre de nouvelles problématiques pour le maréchal , rencontrées par ses prédécesseurs avant l ’ arrivée de l ’ automobile , c ’ est-à-dire , entre autres , l ’ usure excessive des fers ( qui peut occasionner à terme de l ’ arthrose ).
# 295 / Avril 2020