Ressources n’ y a pas la TVA relative à la consommation liée aux salaires. Tout cela se chiffre.
On part d’ un prix: la pierre française est complètement distancée. On rajoute les bénéfices liés à l’ emploi. Sur la droite, il y a aussi les bénéfices liés aux contributions fiscales. Les TPE / PME de la filière ne sont pas structurées pour optimiser leur fiscalité, donc elles payent les impôts là où elles doivent les payer et comme elles doivent les payer.
En 2023, la tonne de carbone était à 91,30 euros. Je ne vous fais pas de dessin: la Chine, cela pèse en carbone. Cela a beau être dans des vraquiers ou avec des porteconteneurs, cela représente 20 000 kilomètres. On a un rapport d’ un à dix en tonnes de CO 2 pour la ligne du bas et un peu moins sur les autres lignes.
En conclusion, on arrive à une pierre française qui est bien plus compétitive, en tout cas pour le granit. Pour la pierre de Bourgogne, on est à peu près sur les mêmes chiffres. Quand on intègre tous les coûts cachés, on arrive à des pierres importées qui sont bien moins compétitives que la pierre française. Tous les chiffres sont sur le site Internet, dans la rubrique « Actualités ».
On a demandé à la Cellule économique de Bretagne, quand un acheteur public mettait 100 euros dans une pierre française, combien retournaient à la collectivité. On a ce que l’ on peut appeler un rendement de la dépense publique. Par effet de ruissellement, on n’ est pas dans de l’ immédiat. Une collectivité va acheter sa pierre, qui va payer des salariés, qui vont payer des impôts, ce qui va alimenter les caisses de l’ État, les organismes sociaux, etc. On arrive à un rendement de 72 à 75 euros pour 100 euros dépensés sur le chantier. travaillez, achetez en circuit court. C’ est la base.
Pour les acheteurs, on les appelle à prendre un peu de hauteur, particulièrement quand ils gèrent des deniers publics. Comme on l’ a vu sur l’ infographie précédente, il y a beaucoup plus d’ avantages sociétaux, économiques, fiscaux et environnementaux quand on fait appel à la pierre française.
Ensuite, les entreprises qui composent la filière doivent être consolidées. C’ est bien qu’ il y ait des ressources, mais encore faut-il qu’ il y ait des entreprises. Ces entreprises vivent de commandes, publiques ou privées. On défend le fait que les entreprises françaises qui produisent la pierre puissent être sécurisées par des commandes, publiques ou privées, parce que la pierre française est très compétitive. C’ est bien de commander de la pierre, mais il faut avoir les ressources. On a un réel besoin de travailler avec les services de l’ État pour sécuriser l’ accès aux gisements, pour faire en sorte qu’ il y ait encore des carrières dans 10, 15 ou 20 ans pour répondre aux défis de 2030 à 2050.
Le dernier point est que l’ on attend de l’ État son soutien à travers ses différentes politiques( loi de transition, loi Climat et résilience), mais aussi à travers la réglementation, parce qu’ ouvrir et exploiter une carrière de pierre n’ est pas une sinécure.
Merci de votre attention.( Applaudissements.)
M. Le Bihan.
Merci, Vincent. Il y a quelques minutes pour les questions.
C’ est bien qu’ il y ait des ressources, mais encore faut-il qu’ il y ait des entreprises.
Le choix sociétal de la pierre consiste aussi à se préoccuper de l’ origine des pierres et à se tourner prioritairement vers des pierres locales. Au niveau national, il faut essayer de voir dans quelle mesure il y a lieu de relocaliser les achats.
Ma dernière diapositive est la conclusion. La pierre est un matériau bas carbone par nature qui a vocation à le rester, donc travaillons,
M. Navaro-Auburtin. Pierre Navaro-Auburtin, doctorant.
On voit que la pierre française a moins d’ impact carbone et qu’ une grande partie de l’ impact est liée au transport. On sait aussi qu’ une grande partie est liée à la découpe, aux engins de découpe et au diesel utilisé. Les entreprises de découpe ont-elles une stratégie pour réduire cette part d’ impact liée aux moyens d’ extraction, par exemple en utilisant l’ électrification? Cela se fait-il bien technologiquement?
M. Raynaud.
Il n’ y a pas de stratégie formelle, mais dans la pratique … Les ateliers de transformation sont branchés sur le secteur, donc c’ est déjà de l’ électricité. L’ électricité en France est plutôt bas carbone. Il reste le point que vous soulignez
46 COLLOQUE- LA PIERRE, UN CHOIX SOCIÉTAL