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En fonction de l’ épaisseur de la lame d’ eau, on attire des espèces différentes comme les amphibiens, mais aussi des oiseaux qui y voient un joli garde-manger, puisque toutes les larves qui peuvent se développer dans l’ eau sont très attractives pour eux. Une chaîne alimentaire se constitue. Je parlais des dépressions. Une flaque, une ornière, une mare, un fond, tout cela est attractif pour les amphibiens, les batraciens, les reptiles et, quand on remonte la chaîne alimentaire, tous les prédateurs de ces petites espèces.
Si l’ on prend un peu de hauteur, les fronts sont également attractifs. Ils sont limités à 15 mètres de haut, mais même à 2 ou 3 mètres … Dans de la roche et dans des carrières de roches ornementales, le trait de scie qui est dans le front, puisque la pierre est souvent découpée à même la montagne, est attractif pour certains types d’ espèces, notamment les oiseaux et les chauves-souris qui peuvent y faire leur nid en surplomb, en ayant la sécurité que les humains ou d’ autres espèces animales auront du mal à y accéder.
Je ne vais pas vous faire l’ inventaire exhaustif de tous les attraits d’ une carrière. La réglementation environnementale est très protectrice des espèces protégées, et qui dit développement de la biodiversité, dit attrait pour des espèces protégées sur les carrières. Ces espèces protégées sont soumises à une réglementation particulière. Victime de leur succès, le risque est que cette attractivité soit une menace, puisque l’ on ne peut pas attenter aux espèces protégées sans autorisation. Ces autorisations sont relativement lourdes à obtenir et susceptibles d’ être contestées avec succès par les opposants devant les tribunaux. la méthodologie retenue a été de comparer tous les coûts, visibles et moins visibles, de la fourniture de pierre, avec du granit de Bretagne( 5 000 mètres carrés) et avec la pierre de Bourgogne. Ce n’ est pas de la construction massive, c’ est de l’ aménagement urbain, mais les chiffres peuvent valoir dans d’ autres circonstances. Le granit de Bretagne et la pierre de Bourgogne sont des pierres particulièrement concurrencées par des importations, donc il y avait besoin de se donner des éléments comparatifs pour montrer tout l’ intérêt de travailler avec de la pierre française.
Après le prix d’ achat, les économistes ont essayé de quantifier le coût carbone, pas en tonnes de CO 2
, mais en euros par mètre cube ou par tonne de pierre, ainsi que les aspects sociaux et sociétaux, puisque la thématique du jour est « La pierre, un choix sociétal ». On souhaitait donc porter cet aspect à votre connaissance.
On va prendre le granit breton. Quand l’ acheteur, public ou privé— c’ est beaucoup de l’ achat public pour de la voirie— se retrouve confronté à des remises de prix, il dit que le granit breton français est plus de deux fois plus cher que le granit d’ importation. Cela se tient assez entre Chine, Portugal et Espagne, les trois pays d’ origine qui ont servi de base de comparaison pour l’ exercice sur le granit. Cependant, acheter français— les agriculteurs et d’ autres métiers l’ ont pointé en début d’ année— embarque un certain nombre d’ autres aspects, notamment sociaux et sociétaux.
Je vois certains prendre des photos. Cette étude est disponible in extenso sur notre site Internet, snroc. fr. Vous aurez tous les chiffres, les infographies et des synthèses de l’ étude.
Il a été question d’ artificialisation des sols. Les carrières ne sont pas « artificialisantes ». On est dans la cohérence du matériau bas carbone et du matériau respectueux des grands objectifs de notre temps. C’ est un décret de 2023. L’ artificialisation, c’ est l’ étalement urbain, la destruction d’ espaces naturels agricoles et forestiers et l’ imperméabilisation. Une carrière à la campagne ne contribue pas à l’ étalement urbain.
On a parlé de localisme. Un matériau bas carbone a vocation à le rester. Préserver l’ environnement, c’ est acheter local. La France est riche de ses roches, de ses entreprises qui travaillent la pierre et qui la mettent en œuvre. De ce point de vue, préserver l’ environnement, c’ est aussi se soucier d’ où vient la pierre.
Le SNROC, en 2023, a confié une étude à la Cellule économique de Bretagne parce que l’ on avait besoin d’ éléments objectifs des gens qui utilisent des données et qui les consolident avec des méthodes économiques. Derrière l’ économie, il y a aussi l’ environnement. On va parler du coût carbone. Pour entrer dans l’ étude,

On a parlé de localisme. Un matériau bas carbone a vocation à le rester.

Une pierre française fait travailler des salariés en France, qui sont déclarés, qui payent des impôts, qui perçoivent des salaires, qui consomment localement, et l’ entreprise et les salariés payent des charges sociales. À l’ inverse, acheter de la pierre étrangère, c’ est appauvrir … En tout cas, il n’ y a pas de salaire pour les Français, il n’ y a pas d’ impôt sur le revenu, il n’ y a pas d’ alimentation des organismes sociaux et il
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